Des patchs contre l’allergie alimentaire…

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Avec 4% d’adultes et 8% d’enfants allergiques alimentaires en France, les patchs de désensibilisation qui font actuellement l’objet de tests devraient avoir un bel avenir. En effet, il n’existe pas actuellement de traitement de l’allergie alimentaire. La seule solution est l’éviction de l’allergène, soit de l’aliment ou des aliments en cause : cacahuète, œuf, lait, fraise, amande, crustacés, etc.

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Or l’éviction alimentaire est contraignante au quotidien, d’autant plus que de très faibles quantités d’allergène suffisent souvent à déclencher la réactionallergique. Il est ainsi nécessaire d’éplucher les étiquettes à la recherche de tout indice suggérant la présence de l’allergène dans les produits industriels et de cuisiner soi-même à l’aide d’ingrédients de base. Les déjeuners à l’extérieur sont aussi souvent impossibles (restaurant, snack, cantine…), sinon difficiles.

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Alors que la désensibilisation par injections, gouttes ou comprimés sublinguaux n’est pour l’instant pas applicable, la voie des patchs de désensibilisation permettant de mettre l’allergène non pas en contact avec le sang mais uniquement avec la peau, donne pour l’instant de bons résultats, suggérant une possible utilisation prochaine par les allergiques alimentaires.

De tels tests sont actuellement menés par la société française DBV Technologies. L’intérêt des patchsde désensibilisation est que l’allergène reste au niveau des cellules de l’épiderme, sans pénétrer dans la voie sanguine, ce qui minimise les risques de choc anaphylactique (réaction allergique la plus grave et potentiellement mortelle).

En pratique, des années de recherche sont encore nécessaires avant de pouvoir proposer ce traitement de désensibilisation auxallergiques alimentaires. Pour l’instant, on s’oriente vers des patchs qui seraient à changer tous les jours, avec une durée de traitement de 2 à 3 ans.

De tels patchs de désensibilisation sont également à l’étude contre les allergies au lait et aux acariens...

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 22 Février 2012 : 16h10
Mis à jour le Jeudi 23 Février 2012 : 08h49
Source : Le Parisien, 21 février 2012.
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