Médecine douce : un intérêt thérapeutique reconnu pour quatre d’entre elles

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Après avoir examiné l’efficacité respective de quatre « thérapies complémentaires » (acupuncture, ostéopathie, hypnose, tai-chi), les experts de l’Académie de médecine concluent àun certain intérêt de ces médecines douces. Explications.

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Quatre thérapies complémentaires ont été évaluées

Les médecins douces, ou « thérapies complémentaires » comme les nomment les Académiciens, « connaissent un réel succès en France » : quatre personnes sur dix déclarent y recourir, et tout particulièrement les malades atteints de cancer.

De quoi justifier l’évaluation réalisée par l’Académie de médecine pour quatre d’entre elles : l’acupuncture, la médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie), l'hypnose et le tai-chi.

En voici les principales conclusions :

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  • L'acupuncture peut apporter un bénéfice dans de nombreuses pathologies, notamment : lombalgies et cervicalgies chroniques, migraine, arthrose des membres inférieurs, douleurs des femmes enceintes et lors de l'accouchement, nausées et vomissements induits par une chimiothérapie.
  • La médecine manuelle (ostéopathie et chiropraxie) a une efficacité « modérée » dans les lombalgies et cervicalgies aiguës ou chroniques, les céphalées et les vertiges d'origine cervicale, et à un moindre degré dans la migraine. Attention cependant aux éventuelles complications, "peu fréquentes mais très graves".
  • L’hypnose est essentiellement efficace contre les douleurs, les nausées, les vomissements, la fatigue, l’anxiété, les effets secondaires des chimiothérapies et en cas de gestes invasifs chez l'enfant et l'adolescent.
  • Le tai-chi améliore l'équilibre, réduit les risques de chute chez les personnes âgées, améliore l’asthme et le sommeil. Le qi gong, lui, réduit la pression artérielle au repos des hypertendus.

Les Académiciens ne nient pas l’effet placebo, mais celui-ci s’exerce aussi avec les médicaments.

Comment utiliser les thérapies complémentaires ?

Ces 4 thérapies complémentaires sont privilégiées par l'AP-HP (Assistance publique des hôpitaux de Paris), justifiant en partie le choix des méthodes étudiées par l’Académie. En effet, ces pratiques « s'immiscent sans bruit dans de nombreux hôpitaux », indiquant les efforts réalisés par les thérapeutes pour une prise en charge plus globale des patients. Elles apportent « des plus » par rapport aux traitements conventionnels.

Attention, toute médecine douce ne doit être envisagée qu'après le diagnostic d'un médecin afin de ne pas passer à côté d'une maladie nécessitant une prise en charge traditionnelle (médicaments, intervention chirurgicale, chimiothérapie…)…

Mots-clés : Medecine douce
Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 08 Mars 2013 : 12h36
Mis à jour le Vendredi 08 Mars 2013 : 18h37
Source : Rapport de l’Académie de médecine sur les thérapies complémentaires, mars 2013.
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