Maladies cardiovasculaires : faites vous palper les pouls !

Une personne sur deux souffrant d'artériopathie (rétrécissement progressif du calibre des artères) ne ressent aucune gêne. Un jour, le sang ne peut plus passer en quantité suffisante et c'est l'accident cardiovasculaire. Le mode d'installation, lent et insidieux, de cette affection est un vrai piège. Néanmoins, quand on pense à le rechercher, il existe un signal d'alarme plutôt facile à reconnaître.
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Vous craignez pour votre cœur ? Montrez donc vos chevilles !

La disparition des pouls au niveau de la cheville, en l'absence de toute autre manifestation ou gêne particulière, représente à elle toute seule un facteur de risque cardiovasculaire. En effet, la mise en évidence de ce qu'on appelle alors une artériopathie des membres inférieurs, témoigne de la sclérose des artères.On attribue à ce phénomène 30% de la mortalité dans les cinq années à venir et une diminution de l'espérance de vie de 5 à 10 ans !Pour une bonne appréhension des risques, l'auscultation du cœur, des gros troncs artériels (carotidiens, fémoraux, etc.), ainsi que la palpation des différents pouls par le médecin doivent être réguliers.

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Quand les pouls des chevilles disparaissent : prudence...

Lorsque les pouls ne sont plus palpables par le médecin, la réalisation d'un examen doppler des vaisseaux suspects est indiquée. Quand la situation est critique et que la jambe souffre trop du manque d'oxygénation (avec un risque d'amputation), il est urgent de faire un bilan vasculaire complet pour rechercher les possibilités de traitement. La moitié des personnes dont on ne perçoit plus les pouls ne souffrent pourtant d'aucune gêne. Il est cependant déjà temps de rechercher et d'éventuellement corriger l'origine des troubles. Considérant qu'il n'existe à ce jour aucun médicament capable de nettoyer les artères, force est de dire qu'il vaut mieux prévenir que guérir…

Publié par Dr Stéphanie Lehmann, gérontologue le Mercredi 08 Janvier 2003 : 01h00
Source : Bruet-Ferreol C., Impact Médecin, Octobre 2002 ; 14 : 27.