Mal des montagnes : redescendez immédiatement !

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 13 Août 2003 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 31 Juillet 2014 : 12h45

Le mal des montagnes peut toucher tout le monde, y compris les plus sportifs et même à moins de 2.000 mètres d'altitude. Les premiers symptômes ne doivent pas être minimisés ni cachés, car rapidement, des complications parfois fatales peuvent survenir.

© Istock
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Mal d'altitude : des symptômes à prendre très au sérieux

Connu depuis la conquête des Andes par les Espagnols au XVIe siècle, le mécanisme du mal des montagnes n'est toujours pas bien connu, mais on l'identifie facilement :

  • maux de tête,
  • nausées,
  • perte d'appétit.

Même si ces symptômes sont bénins, il est nécessaire de les prendre très au sérieux et de redescendre immédiatement car des complications sont susceptibles d'apparaître : vomissements, pertes d'équilibre, voire troubles du comportement, signes d'œdème pulmonaire ou cérébral, dont l'issue peut être fatale.

Par manque d'information ou par négligence (lors d'une activité sportive, de telS symptômes peuvent être pris pour un aveu de faiblesse, alors on les cache ou ou on les minimise) chaque année des accidents se produisent.

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Tous concernés par le mal des montagnes

Le mal des montagnes est très courant, il peut toucher chacun d'entre nous, que l'on soit un homme ou une femme, jeune ou plus âgé, sportif ou non.

Entre 10 et 15 % des personnes l'éprouvent à moins de 2.000 mètres d'altitude, près de 50% entre 3.000 et 4.000 mètres, et 75% entre 4.000 et 5.000 mètres.

Pas de médicament miracle, il faut redescendre sans attendre !

Les chercheurs s'intéressent de près à ce mal car au-delà de la mise au point d'un remède, il pourrait donner des clés permettant de combattre l'hypertension pulmonaire, certaines maladies neurologiques et de comprendre le mécanisme de l'infarctus. Par exemple, actuellement, des études portent sur l'effet de l'altitude sur la parole à l'aide de tests vocaux, car en altitude, comme c'est également le cas dans l'espace, la diminution de la précision phonétique est un signe de détérioration du cerveau...

Publié par Rédaction E-sante.fr le Mercredi 13 Août 2003 : 02h00
Mis à jour le Jeudi 31 Juillet 2014 : 12h45
Source : Jean-Paul Richalet, Professeur de médecine à l'université Paris XIII et directeur scientifique de l'Association pour la recherche en physiologie de l'environnement (Arpe), " Tout savoir sur la santé en montagne ", Ed. Favre, juin 2003, prix éditeur 60 euros.
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