Légionellose : le talon d'Achille des hôpitaux

Publié le 27 Août 2001 à 2h00 par Dr Renaud Guichard, chirurgien
Encore trois cas... Et il serait peut-être question de fermer l'Hôpital Européen Georges Pompidou, vaisseau amiral de l'hospitalisation française, un des hôpitaux les plus modernes d'Europe ! La responsable : une minuscule bactérie appelée "légionelle". Comment cela est-il possible ?

Des légionnaires bien fragiles

C'est en 1976 que la légionellose fait son entrée en scène lors d'un congrès des anciens combattants américains ("légion"). Plusieurs centaines de personnes sont atteintes d'une maladie pulmonaire grave d'origine bactérienne.

Deux principes de base sont alors mis en évidence :

  • Toutes les personnes ont été contaminées par le système de climatisation.
  • Toutes les personnes atteintes étaient âgées et fragiles.

Le principe de transmission verticale

C'est bien connu, une banale grippe s'attrape par contact plus ou moins rapproché avec une personne malade. Il s'agit d'une contamination "horizontale". Pour la légionellose, c'est différent. La bactérie légionelle siège et se développe principalement dans les conduits d'eau, d'aération et de climatisation.

Par ailleurs, la légionellose ne se transmet pas de personne à personne.

Elle peut donc contaminer toute personne se trouvant en contact avec l'eau ou l'air contaminés à un des points de distribution du circuit (grille d'aération, douche...). C'est ce qu'on appelle une contamination "verticale".