La chicha, une bombe à retardement pour la santé
Une fumée loin d’être inoffensive
Beaucoup de d’adeptes de la chicha pensent qu’elle est moins dangereuse que les cigarettes vu que la fumée est filtrée par de l’eau. Cette croyance est pourtant totalement infondée ! La fumée inhalée après son passage dans l’eau contient toujours de nombreuses substances dangereuses comme le monoxyde de carbone, des métaux lourds comme le plomb, des particules fines et des goudrons.
Ces substances sont responsables de maladies graves, allant des troubles cardiovasculaires aux cancers du poumon, mais également de cancers de la bouche et de la vessie pour ne citer qu’eux.
Ce n’est pas parce que la fumée de chicha, parfumée aux fruits et sucrée, semble douce qu’elle sans danger ! Elle contient même 7 fois plus de monoxyde de carbone que la fumée de cigarette classique. Il existe d’autres alternatives à la cigarette que la chicha, qui pour le coup sont bien moins dangereuses.
C’est le cas des patchs à la nicotine, mais aussi des cigarettes électroniques, qui n’émettent pas de monoxyde de carbone ni même de goudrons. Néanmoins, les e-cigarettes et les versions électroniques des chichas ne sont pas sans risque. De ce fait leur utilisation doit être cantonnée à l’arrêt du tabac et être stoppée dès que possible.
Une séance de chicha équivaut à de nombreuses cigarettes
Une autre idée reçue consiste à croire que fumer une chicha occasionnellement serait sans conséquence. Mais ce qu’on oublie, c’est qu’une séance dure beaucoup plus longtemps que le fait de fumer une cigarette. Une session de chicha peut durer entre 30 minutes et une heure, voire davantage. Une séance de chicha d’une heure équivaut à l’inhalation de la fumée jusqu’à 100 cigarettes ! Avouez que cela fait réfléchir, non ?
Ajoutez à cela les risques liés au partage du tuyau de chicha entre plusieurs personnes et vous avez là un mélange explosif avec un risque de maladies infectieuses, telles que la tuberculose, l’herpès et l’hépatite C.
La chicha crée une dépendance sous-estimée
La chicha est souvent perçue comme un loisir occasionnel, sans risque de dépendance. C’est pourtant totalement faux ! Les fumeurs de chicha développent une dépendance similaire à celle des fumeurs de cigarettes. Les jeunes, en particulier, sont vulnérables à cette dépendance, car leur cerveau est encore en développement et plus sensible aux effets de la nicotine.
En conclusion, fumer la chicha n’est pas un moment de partage inoffensif, mais une véritable bombe à retardement pour la santé. Ses effets néfastes, souvent minimisés, sont pourtant bien réels et peuvent avoir des conséquences dramatiques à long terme. Il est temps de prendre conscience de ces dangers et d’agir pour limiter son expansion, notamment auprès des populations les plus vulnérables.