Hypertension : un traitement prolongateur de vie

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Malgré son traitement, un hypertendu sur deux ne retrouve pas des chiffres tensionnels normaux. Cette absence de contrôle de l’hypertension que l’on constate depuis 5 ans environ, inquiète les spécialistes de l’hypertension, lesquels interpellent les médecins pour améliorer la prise en charge de l’hypertension.

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L’hypertension est la maladie chronique la plus fréquente dans le monde

Avec 1 à 1,5 milliard de personnes concernées, l’hypertension est la maladie chronique la plus fréquente dans le monde. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’hypertension est en outre responsable de 8 millions de décès par an (13% des décès).

Nous disposons de traitements pour guérir cette maladie, mais seulement un patient sur deux ne retrouve pas une tension normalisée avec son traitement, contre 53% en 2009, 50% en 2007 et 38% entre 2004 et 2007 (c’est donc possible !).

Cette réalité est regrettable sachant que retrouver une tension normale permet de diminuer les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC), de maladie d’Alzheimer et d’insuffisance cardiaque.

Pour le Comité français de lutte contre l’hypertension (Cflhta), les raisons de cette stagnation sont très diverses : manque d’informations, perte de motivation, mauvais suivi du traitement, banalisation de l’hypertension par le corps médical, non-recours aux nouvelles méthodes de mesures tensionnelles, désengagement des laboratoires pharmaceutiques pour mettre au point de nouveaux traitements, désintérêt des pouvoirs publics, etc. Or la prise en charge de l’hypertension doit être considérée comme « prolongateur de vie »…

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Dans le cadre du plan de prévention AVC 2011-2014, les spécialistes se sont unis pour faire évoluer la situation. Ils proposent notamment aux professionnels de santé un livret-guide reprenant les bonnes pratiques pour la prise en charge de l’hypertension.

Rappelons aux patients qu’ils doivent prendre scrupuleusement leur traitement, mesurer leur tension artérielle à domicile et pas uniquement au cabinet médical. Si un médicament antihypertenseur n’est pas suffisant (c’est le cas pour 75% des patients), il ne faut pas avoir peur d’en prendre un 2e, voire un 3e : on parle de bithérapie ou trithérapie (bloqueur du système rénine-angiotensine, inhibiteur calcique, diurétique thiazidique). Attention, les troubles du sommeil (avec somnolence dans la journée) représentent un signe de résistance au traitement qui impose d’en changer.

Un test pour savoir si vous suivez bien votre traitement antihypertenseur

Les médecins disposeront désormais d’un test en 6 questions pour apprécier le degré d’observance des patients à leur traitement.

Ce matin, avez-vous oublié de prendre votre traitement ?

Depuis la dernière consultation, avez-vous été en panne de médicaments ?

Vous est-il arrivé de prendre votre traitement en retard ?

Vous est-il arrivé de ne pas prendre votre traitement parce que votre mémoire vous fait défaut ?

Vous est-il arrivé de ne pas prendre votre traitement parce que vous avez l’impression que votre traitement vous fait plus de mal que de bien ?

Pensez-vous que vous avez trop de comprimés à prendre ?

À partir de 3 « oui », l’observance du traitement antihypertenseur est probable mauvaise.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 13 Janvier 2012 : 14h46
Mis à jour le Vendredi 13 Janvier 2012 : 18h22
Source : Communiqué du Comité français de lutte contre l’HTA (Cflhta), 10 janvier 2011.
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