L’hypersexualité, reconnue comme un trouble mental

Comment porter le diagnostic d’hypersexualité ?

  • Les troubles persistent depuis plus de 6 mois.
  • Ils sont en rapport avec un traitement médicamenteux, une addiction (cocaïne notamment) ou des accès maniaques en cas de troubles bipolaires.
  • Le patient a tenté de limiter son activité sexuelle sans y parvenir.

Ce syndrome cause un réel préjudice : affectif, familial et/ou social.

L’hypersexualité n’a rien d’amusant. Les personnes concernées sont dépendantes et présentent une souffrance morale majeure qui requiert la mise en place d’une prise en charge spécifique, reposant essentiellement sur des thérapies cognitives et comportementales.

Selon les résultats d’une étude visant à définir plus précisément les critères de ce syndrome d’hypersexualité et ayant porté sur 207 patients atteints d’hypersexualité :

  • 17% ont perdu leur travail au moins une fois.
  • 28% ont eu une histoire d’infection sexuellement transmissible.
  • 39% ont rompu avec leur conjoint(e).
  • 78% ont rencontré au moins une fois une « panne sexuelle ».

L’hypersexualité a débuté avant l’âge de 18 ans pour 54% d’entre eux et entre 18 et 25 ans pour 30% d’entre eux.

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de E-sante.

Votre adresse mail est collectée par E-sante.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.

Source : Reid R.CO et al., Report of Findings in a DSM-5 Field Trial for Hypersexual Disorder, The Journal of sexual Medicine, Article first published online: 4 OCT 2012. DOI: 10.1111/j.1743-6109.2012.02936.x.