Haro sur les pellicules !

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Totalement bénignes, les pellicules ne sont pas toujours faciles à vivre au quotidien. Fort heureusement, il existe aujourd’hui de réelles solutions pour venir à bout des pellicules

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Parce qu’elles sont encore trop souvent associées à une certaine négligence, voire à un manque d’hygiène, les pellicules s’avèrent très gênantes pour 40 % des personnes qui en souffrent. Pourtant comme le souligne Annie Hervé-Chelza, responsable de la communication scientifique pour Head & Schoulders, «l’état pelliculaire est un phénomène assez courant puisque 50 % de la population est concernée à un moment donné. Il touche à égalité les hommes et les femmes et apparaît généralement à la puberté. Chez la plupart, les pellicules disparaissent après 50 ans.»

Qu’est-ce que les pellicules ?

Que ce soit en France ou partout en Europe, une personne sur deux déclare souffrir de problèmes récurrents de pellicules.

Parmi eux :

  • 20 % sont atteints de problèmes pelliculaires «légers»,
  • 20 % de «modérés»,
  • 6 % souffrent d’un état pelliculaire sévère,
  • et 4 % sont touchés par la dermite séborrhéique, une maladie de peau qui peut engendrer des problèmes pelliculaires.

Concrètement, les pellicules sont une affection chronique qui résulte d’une multiplication anormale des cellules dermiques du cuir chevelu, provoquant une desquamation des couches superficielles de l’épiderme sous formes de petits flocons blancs. Ces fameux résidus de peau morte qui se déposent de manière peu élégante sur nos cols de chemise !

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«Lors d’état pelliculaire, précise Annie Hervé-Chelza, on constate un renouvellement cellulaire anormal passant de 25/30 jours à 5/14 jours. Dans la plupart des cas, l’épaisseur du stratum cornéum est réduite, passant de 25/35 couches à moins de 10 couches de cellules kératinisées.» C’est dire si le cuir chevelu est perturbé et fragilisé !

Pellicules : mais quelles en sont les principales causes ?

Si l’on ne connaît pas encore avec précision toutes les causes de ce phénomène, de nombreuses études s’accordent néanmoins à démontrer qu’il existe au moins trois facteurs concomitants, responsables de la formation des pellicules : la sécrétion de sébum, le Malassezzia globosa et une sensibilité du cuir chevelu.

Chez tous les individus, l’épiderme est recouvert d’un film lipidique, riche en graisse, appelé sébum et dont le rôle est de protéger la peau et les cheveux du desséchement et des multiples agressions extérieures. Le Malassezzia globosa est, quant à lui, un micro-organisme naturellement présent en petite quantité sur le cuir chevelu, qui se nourrit des lipides du sébum.

Pour la moitié des individus, sébum et Malassezzia globosa coexistent en toute harmonie.

Pour l’autre moitié, en revanche, un déséquilibre peut survenir. Le Malassezzia globosa peut en effet se mettre soudain à proliférer plus que de raison et détraquer la flore microbienne. En se nourrissant de sébum, ce micro-organisme libère certaines substances irritantes qui provoquent une irritation du cuir chevelu, entraînant à son tour des démangeaisons et une accélération du renouvellement cellulaire.

Plusieurs facteurs impliqués

Même si les pellicules peuvent apparaître sur tous types de cheveux, normaux secs, gras, naturels, colorés… nous devons toutefois noter comme le précise Annie Hervé-Chelza que «certains sujets présentent un terrain pelliculaire constant.

Les personnes qui ont un cuir chevelu gras semblent plus sujettes à l’apparition de pellicules».

Mais, il existe d’autres facteurs extérieurs qui peuvent favoriser ou aggraver l’état pelliculaire. À commencer par les conditions climatiques – notamment l’hiver qui implique souvent le port d’un bonnet, cagoule ou chapeau – également la pollution, le stress, la fatigue, un déséquilibre hormonal, la prise de certains médicaments mais aussi des coups de brosse trop brusques, des séchoirs trop chauds, des traitements capillaires à répétition ou trop agressifs… Certains allant même jusqu’à évoquer le rôle d’une alimentation déséquilibrée ou trop acidifiante !

Publié par Corinne Guillaumin, journaliste santé le Vendredi 27 Mai 2011 : 10h52
Mis à jour le Lundi 30 Mai 2011 : 16h14
Source : Côté santé.