Les fous du travail
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Ne pas confondre surmenage professionnel et addiction au travail

Georges, comme d'autres cadres, est-il victime des pressions exercées dans son entreprise pour en faire « toujours plus » ? Ou bien est-il d'abord victime de lui-même et de sa dépendance au travail ? Sans doute, le paramètre « entreprise » n'est pas à négliger dans la genèse de ce comportement, pour autant ne devient pas « workalholic » qui veut. Le drogué du travail n'est en effet pas nécessairement un surmené et tous les surmenés au travail ne deviennent pas des drogués. Travailler beaucoup n'est pas obligatoirement une marque de dépendance, tant que l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie affective, sociale, familiale est maintenu. Le travail devient addictif quand toute l'énergie de la personne n'est dévolue qu'à une seule cause, le travail.

Un profil psychologique particulier

Comme l'expliquent les psychiatres J. Adès et M. Lejoyeux « La frénésie (du drogué) du travail, qui peut aller jusqu'à l'épuisement, est en fait une peur foncière de l'inactivité, du libre cours laissé par le repos, aux sentiments, aux pensées, aux émotions que contient efficacement l'occupation ». En fait, les addicts au travail sont souvent généralement des grands perfectionnistes. Obsédés par le travail, ils craignent toujours de ne pas avoir tout fait parfaitement et ils sont incapables de déléguer la moindre tâche. L'impatience est une autre de leur caractéristique, sous-tendue par la crainte de perdre du temps.

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