Faut-il se faire dépister du cancer de la prostate ?

L’Institut national du cancer (INCa) et l’Assurance maladie ont mis en place des outils d’information pour clarifier son message concernant le dépistage du cancer de laprostate : il ne s’adresse pas à tous les hommes, mais seulement à certains cas particuliers, au regard du manque de fiabilité des examens de dépistage dont on dispose actuellement. Quelques explications.

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Eviter de traiter inutilement le cancer de la prostate

Le cancer de la prostate :

57.000 nouveaux cas par an.

Cancer le plus fréquent chez l’homme.

Évolution lente sur 10 à 15 ans.

3e rang de mortalité par cancer (après poumon et colon).

8.900 décès par an, dont les trois quarts après 75 ans, avec un âge médian de 83 ans.

Le dépistage du cancer de la prostate repose sur le dosage du taux de PSA et sur le toucher rectal. Or les études actuelles « ne permettent pas de conclure clairement sur les bénéfices du dosage du PSA sur la mortalité par cancer de la prostate », ni en dépistage ponctuel, ni en dépistage régulier. Ce dosage est associé à des faux négatifs et à des faux positifs, faussement rassurants ou faussement alarmants, pouvant mener à des traitements inutiles (les cancers de la prostate évoluant sur de nombreuses années nombre d’entre eux n’auraient eu aucune conséquence et n’auraient donc pas nécessité de traitement), et qui présentent de surcroit des effets secondaires dans 50% des cas (risque d’incontinence, d’impuissance de troubles intestinaux…).

  • Dans 70% des cas, un taux de PSA élevé n’est pas en réalité lié à un cancer de la prostate, mais à d’autres maladies (hypertrophie bénigne de la prostate, prostatite, infection urinaire).
  • Inversement, 10% des hommes ayant un taux de PSA faible ont en réalité un cancer de la prostate.

Quant au toucher rectal, un résultat normal n’exclut pas un cancer car cet examen ne permet de détecter que des tumeurs palpables.

Cela dit, l’INCa n’occulte pas le cas « des hommes dont le cancer serait ou deviendrait agressif », et pour lesquels, « le dépistage pourrait alors être bénéfique ».

Le dépistage du cancer de la prostate est individuel

L’Assurance maladie met à disposition un livret d’information pour aider les hommes à mettre en balance les bénéfices attendus du dépistage du cancer de la prostate par rapport aux risques encourus.

Les hommes sont invités à dialoguer avec leur médecin à propos de leur démarche de dépistage individuel pour qu’ils prennent une décision « en connaissance de cause ».

Pour télécharge la brochure : Le dépistage du cancer de la prostate - S'informer avant de décider

Publié le 23 Mars 2016 | Mis à jour le 23 Mars 2016
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : INCa, Dépistage du cancer de la prostate : deux nouveaux outils destinés aux médecins et à leurs patients pour faciliter une décision éclairée et partagée, 22 mats 2016.
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