Fantasmes sexuels : êtes-vous dans la normalité ?

Des chercheurs canadiens ont interrogé via Internet 1.500 personnes, hommes et femmes, sur la nature de leurs fantasmes sexuels. Ils souhaitaient ainsi déterminer les types de fantasmes les plus fréquents et les plus rares. On constate ainsi que les fantasmes les plus bizarres ne sont pas forcément exceptionnels…
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Les fantasmes sexuels les plus fréquents, les plus bizarres

Les volontaires devaient noter de 1 à 7 l'intensité de leur intérêt pour 55 fantasmes sexuels. Étonnamment, le fantasme sexuel le plus fréquent, tant chez les hommes que chez les femmes, est de « ressentir des émotions amoureuses lors d'une relation sexuelle » (88 %). La fellation ou le cunnilingus est également partagé dans les deux sexes (87 %). En revanche, faire l’amour à trois est plus typiquement masculin (84% avec deux femmes contre 45% avec deux hommes) que féminin (36% avec deux femmes et 30% avec deux hommes).

Chez les femmes, le 2e fantasme le plus fréquent est d’avoir une relation sexuelle dans un endroit romantique comme sur une plage déserte (84% des femmes et 78% des hommes).

Étonnamment aussi, les femmes ne sont pas les seules à avoir des fantasmes de soumission. Ce type de fantasme est également fréquent chez les hommes.

Du côté des fantasmes inhabituels ou étranges : uriner sur son ou sa partenaire, porter des vêtements de sexe opposé, faire l’amour avec un(e) prostitué(e). Enfin les plus rares : pédophilie et zoophilie.

Vous avez dit fantasmes ?

Attention, il convient de bien définir ce que l’on entend par « fantasme » et donc de le différencier du passage à l’acte. Ce sont des idées excitantes qui ne plairaient pas forcément une fois mises en pratique. C’est notamment le cas des femmes excitées par l’idée du viol, mais qui refusent toute agression sexuelle dans la réalité, laquelle n’a absolument rien d’excitante. Le fantasme est une représentation mentale qui reste parfaitement maitrisée. Dans ces conditions, l’imaginaire peut s’envoler au-delà des conventions sociales et de la rationalité…

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Source : Joyal C.C. et al., Journal of Sexual Medicine, 30 October 2014, DOI: 10.1111/jsm.12734, http://onlinelibrary.wiley.com/enhanced/doi/10.1111/jsm.12734/.