Epidémie de dengue : le niveau 4 du plan Orsec est activé à la Réunion

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Une forte épidémie de dengue sévit sur l'île de La Réunion. Près de 6 000 cas ont été signalés. En conséquence, le plan ORSEC a été relevé au niveau 4. 

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La lutte contre le moustique-tigre est passée au stade supérieur sur l'île de la Réunion. Depuis le début de l'année, près de 6 000 cas confirmés de dengue ont été relevés. La contagion de cette "grippe tropicale" touche notamment l'Ouest et le Sud de l'île.

Face à l'épidémie qui se poursuit dans le département d'outre-mer, la décision a été prise le 10 juillet, de relever le niveau du plan ORSEC de lutte contre les arboviroses (1) au niveau 4. Il s'agit du dernier stade avant une épidémie "massive ou de grande intensité".

Une situation anormale

A La Réunion, ce plan ORSEC définit la stratégie et les moyens de lutte contre les maladies transmises par les moustiques (dengue, chikungunya, zika). Le niveau 3, activé le 27 mars dernier, correspond à une "épidémie de faible intensité". Le niveau 4, avant-dernier du dispositif, désigne une "épidémie de moyenne intensité".

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Parmi les mesures prévues :

  • La distribution de répulsifs aux proches des personnes infectées;
  • La sensibilisation des médecins et des pharmaciens; 
  • Le renforcement de la communication auprès de la population.

L'épidémie de dengue en cours a débuté fin janvier, en plein été austral. Cette saison chaude est marquée par les pluies et les cyclones. Cet environnement est particulièrement propice au développement du moustique tigre, principal vecteur du virus de la dengue.

L'arrivée de la saison hivernale aurait dû stopper la propagation du moustique et de la maladie, ce qui n'a pas été le cas. L'objectif est donc d'enrayer l'épidémie avant le prochain été austral, en novembre prochain.

Pas d'épidémie en métropole

En métropole, on est encore loin de l'épidémie de dengue. Entre le 1er mai et le 6 juillet 2018, 60 cas importés ont été diagnostiqués, notamment dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Quant aux infections sur le territoire ou "cas autochtone", aucune n'a été observées.

En cette période de grands départs, l'ARS Océan Indien rappelle une mesure de prudence : "Les voyageurs à destination de la métropole doivent être informés de la nécessité de se protéger des piqures de moustiques une fois en métropole afin d’empêcher la contamination des moustiques locaux par le virus de la dengue".

(1) Une arbovirose est une maladie virale transmise par des insectes ou des acariens suceurs de sang - comme les moustiques. Sont concernées des pathologies comme le chikungunya, la dengue ou encore le virus Zika.

Publié le 11 Juillet 2018
Auteur(s) : Aline Garcin, journaliste santé
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