En-quête de santé : un ancien commissaire de police passe la nutrition au crible de la science

Publié par Stéphane Leduc
le 27/03/2026
En-quête de santé
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Face aux dogmes alimentaires, Michel Drezen, ancien commandant de police, applique les méthodes de l'investigation criminelle à la nutrition pour bousculer nos certitudes.

La démarche de Michel Drezen naît d'un drame personnel : le cancer du rein de son épouse, pour lequel les protocoles classiques — chimiothérapie, radiothérapie, immunothérapie — restaient sans effet. 

Cet ancien commandant divisionnaire de la Police nationale a alors fait ce qu'il savait faire : ouvrir une enquête. Pendant cinq ans, il a disséqué plus de 250 publications scientifiques avec l'exigence d'une véritable investigation criminelle — à charge et à décharge, sans a priori, sans conflit d'intérêts avec l'industrie agroalimentaire ou pharmaceutique.

Il a consigné le résultat de cette enquête dans un ouvrage de 492 pages, En-quête de santé, paru en mars 2026 aux Éditions de l'Artilleur.

Interroger la fiabilité des études médicales

Son premier constat est méthodologique. Une règle scientifique de base est systématiquement oubliée : une corrélation statistique ne prouve jamais une causalité. Pourtant, de multiples études observationnelles dictent les recommandations officielles en établissant des liens statistiques sans vérifier les mécanismes directs. 

Le système de publication subit en parallèle une pression financière intense, favorisant la parution de résultats positifs parfois invérifiables. Comme le montre le travail du professeur John Ioannidis de Stanford, publié en 2005 dans PLoS Medicine, une part significative des résultats biomédicaux publiés ne sont pas reproductibles en raison de ces biais.

Comprendre les ravages de la glycation

Découverte en 1912, la réaction de Maillard explique la formation de la croûte dorée du pain — mais illustre aussi le vieillissement accéléré de nos cellules. Ce processus, scientifiquement nommé glycation non enzymatique, se déclenche lorsque l'excès de glucose se fixe sur les protéines circulantes, générant des composés toxiques appelés AGEs. 

L'hémoglobine glyquée, couramment dosée dans le suivi clinique du diabète, est la preuve directe de cette caramélisation sanguine quotidienne. En réduisant les apports en glucides, nous pouvons ralentir cette détérioration cellulaire impliquée dans la grande majorité des maladies chroniques inflammatoires.

Réhabiliter les acides gras saturés

L'investigation de Michel Drezen anticipe le récent revirement des autorités américaines, dont les nouvelles recommandations nutritionnelles publiées en janvier 2026 repositionnent les protéines animales et les graisses de qualité au premier plan. Le beurre, les graisses animales, les œufs retrouvent une place légitime, balayant des accusations infondées construites sur des études biaisées des années 1960. 

L'auteur remet également en cause le dogme des fibres systématiquement bénéfiques et l'innocuité des céréales complètes — dont les antinutriments et l'effet glycémique prolongé peuvent fragiliser la paroi intestinale et entretenir une inflammation silencieuse.

Une interview vidéo exclusive

Nous avons reçu Michel Drezen en entretien vidéo pour une conversation sur l'ensemble de ces mécanismes, leurs implications pratiques, et les questions encore ouvertes sur la transmission des maladies. Pédagogique, précis, sans concession aux idées reçues.

📖 En-quête de santé, Michel Drezen — Éditions de l'Artilleur — 

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