Diabète : insister sur le rôle de l’hérédité auprès des 700 000 malades qui s’ignorent

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En mettant l’accent sur l’importance du rôle joué par l’hérédité, la première semaine nationale de prévention du diabète, qui a lieu du 4 au 10 juin 2012, bat en brèche certaines idées reçues sur la maladie.

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L'hérédité est aussi un facteur de risque de diabète de type 2

Concentrant 90 % des diabétiques français, le diabète non insulinodépendant (ou diabète de type 2) est souvent perçu comme une maladie exclusivement liée au surpoids et au « bien vivre ». C’est en tout cas ce qui ressort du premier baromètre conduit par l’Association française des diabétiques (AFD)* : l’hygiène de vie est citée comme facteur de risque du diabète par 75 % des personnes interrogées tandis que l’héréditén’est reconnue que par 39 % des Français.

Or, rappelle l’AFD dans un communiqué, « on sait qu’avec un parent diabétique, une personne aura 40 % de risque de développer un diabète. Avec deux parents, le risque atteint 70 %. » Gérard Raymond, le président de l'AFD, insiste bien sur le fait que « les Français comprennent la maladie et la craignent, sans pour autant en définir les facteurs de risques, qui sont pourtant des indicateurs indispensables pour la prévenir ".

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Pour marquer les esprits, l’association a choisi de mettre en scène, dans sa campagne de sensibilisation, une célèbre famille de « maigres » à l’hérédité lourde, les Dalton.

En outre, l’AFD lance le site Internet www.contrelediabète.fr. Celui-ci propose notamment un test permettant d’évaluer sonniveau de risque de diabète à travers des questions et de recevoir, en fonction des résultats (risque faible, modéré ou élevé), des préconisations adaptées.

L’objectif est d’orienter les personnes à risque de diabète vers les professionnels de santé compétents.

Les enjeux de la prévention du diabète

« En France, le coût annuel du diabète a doublé en 10 ans pour atteindre 14 milliards d’euros en 2009, soit 10 % des dépenses de santé », rappelle l’AFD dans son dossier de presse. Ce sont ses complications (amputation, cécité, accident vasculaire) qui représentent la majorité des coûts.

Or, elles peuvent être évitées car elles apparaissent le plus souvent chez des patients diagnostiqués tardivement qui n’ont pas eu accès à l’information.

*Etude menée par l’institut Kantar Health/TNS Sofres sur 1 000 personnes âgées de 30 ans et plus.

Publié par Hopital.fr le Vendredi 08 Juin 2012 : 12h17
Mis à jour le Lundi 11 Juin 2012 : 08h30
Source : Hopital.fr
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