Le développement des services à la personne : une réponse au vieillissement

L'allongement de la durée de vie et l'augmentation de la dépendance nécessitent de diversifier les réponses et les modes de prise en charge. Un rapport du BIPE fait le point sur l'apport des services à la personne.
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Les services à la personne

Réalisé par le bureau d'étude BIPE pour le compte de direction générale de la compétitivité, de l'industrie et des services du ministère de l'Economie, le rapport s'intitule "Etude prospective sur les services susceptibles d'émerger dans le secteur des services à la personne". Son champ est donc sensiblement plus vaste que le seul secteur des personnes âgées, mais ces dernières constituent, par leur importance numérique croissante, un facteur clé de développement du secteur des services à la personne.

Le rapport distingue deux types de services à la personne : les services dit "nécessaires", liés principalement au cycle de vie (et incluant de ce fait la prise en charge du vieillissement) et les autres services, liés essentiellement à l'évolution des modes de vie.

Parmi les principaux vecteurs de développement des services à la personne, le rapport identifie notamment le "besoin de sécurité et de sécurisation", qui touche tout particulièrement - mais pas seulement - les personnes âgées. La réponse à ce besoin pose la question de la formation et de l'accompagnement des aidants familiaux (ou aidants naturels), c'est-à-dire l'entourage immédiat qui prend en charge une personne âgée dépendante ou une personne handicapée. Autre champ important de développement des services à la personne : la "réponse à l'isolement et au déficit de lien social", qui vise également plus spécialement les personnes âgées.

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Face à ces besoins, les opérateurs publics ou privés vont devoir développer des réponses adaptées et innovantes. Dans le domaine des personnes âgées, le BIPE cite par exemple les services liés à la mobilité (accompagnement dans les déplacements), les services aux aidants familiaux ou encore le développement de l'usage des NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) dans les situations de maladie, de vieillissement ou de perte d'autonomie.

Malgré cet important potentiel, le développement des services à la personne suppose de lever un certain nombre de freins ou de préalables. Parmi ceux-ci, certains sont de portée générale, comme le développement du prépaiement (sur le modèle du Cesu, le chèque emploi service universel) ou l'acceptation du "juste prix". D'autres concernent plus spécialement les "publics fragiles", dont les personnes âgées. Il s'agit notamment des questions liées à la professionnalisation, au recrutement et à la stabilité des personnels des services à domicile. Si ces conditions sont réunies, le marché des services à la personne devrait, selon le BIPE, croître de 31% en euros courants entre 2007 et 2015 sur la tranche d'âge des 65-75 ans et de 35% sur celle des plus de 75 ans.

Publié par Hopital.fr le Lundi 06 Juillet 2009 : 02h00