Dépression post-partum : les papas aussi !

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L’arrivée d’un bébé exerce aussi un impact considérable chez le père. Une étude néozélandaise confirme que les nouveaux pères peuvent eux aussi être victimes d’un baby blues ou dépression post-partum.

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Le baby blues du père

Même si les symptômes et la fréquence de la dépression post-partum chez les hommes sont moindres par rapport à ceux du baby blues des mères, ils sont parfois bien présents et nécessitent une prise en charge. Selon cette étude menée chez 3.523 pères âgés en moyenne de 33 ans, 2,3 % ont été atteints d’une dépression au cours du troisième trimestre de la grossesse et 4,3 % dans les neuf mois suivant la naissance du bébé.

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Chez les femmes, la survenue du baby blues est liée aux bouleversements hormonaux et biologiques durant la grossesse et après l’accouchement. Chez l’homme, cette sensibilité à développer une dépression serait à mettre en relation avec une vulnérabilité émotionnelle liée au fait de devenir père, un moment de questionnement important dans la vie d’un homme : responsabilité de l’enfant, dynamique du couple, troubles du sommeil, anxiété…

Dépister la dépression post-partum chez les hommes

La dépression post-partum est désormais bien prise en charge chez les femmes qui viennent d’accoucher. Il est aujourd’hui nécessaire d’informer les pères que ce trouble peut aussi les toucher afin d’améliorer le dépistage de cette affection et de la prendre en charge précocement. Comme chez les femmes, le baby blues peut avoir de sérieuses répercussions sur la santé du père, le niveau de stress, l’activité professionnelle et relation, mais également sur la nouvelle relation père/enfant qui se noue et qu’il est indispensable de privilégier.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 17 Février 2017 : 14h21
Mis à jour le Vendredi 17 Février 2017 : 14h21
Source : Lisa Underwood, et coll., Paternal Depression Symptoms During Pregnancy and After Childbirth Among Participants in the Growing Up in New Zealand Study, JAMA Psychiatry. Published online February 15, 2017. doi:10.1001/jamapsychiatry.2016.4234.
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