Dangers du paracétamol : l’ANSM lance une consultation publique

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L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) lance une consultation publique pour informer au mieux sur les risques de surdosage parfois mortels des médicaments contenant du paracétamol.

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Comment mieux prévenir les accidents dus à un surdosage du paracétamol ? L’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) annonce dans un point d’information daté du 20 août 2018 souhaiter "renforcer les informations présentes sur les boites de médicaments à base de paracétamol". Le but : "sensibiliser les patients et les professionnels de santé sur les risques hépatiques liés au mésusage de ce médicament, premier antalgique utilisé en France" précise-t-elle. Pour ce faire, l’ANSM lance une consultation publique qui vise à trouver le meilleur message d’alerte possible. Toute personne qui souhaite participer a jusqu’au 30 septembre 2018 pour remplir un questionnaire disponible en ligne et le retourner par e-mail à l’adresse consultation.etiquetage-paracetamol@ansm.sante.fr.

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Trois grammes par jour à quatre heures d’intervalle

Le paracétamol, commercialisé par exemple sous les noms Doliprane®, Efferalgan®, ou Dafalgan® "est la substance active la plus vendue en France" rappelle l’ANSM. Utilisé contre les douleurs et la fièvre, il est souvent utilisé en automédication. Dans ce cas, la dose maximum recommandée pour un adulte de plus de 50 kg est de trois grammes par jour soit trois comprimés de un gramme pris individuellement et à minimum quatre heures d’intervalle. En cas de douleurs intenses, la dose journalière peut être augmentée à quatre grammes par jour uniquement sur conseil d’un médecin. "Les doses supérieures à 3g de paracétamol par jour nécessitent un avis médical" précisent déjà les notices des médicaments contenant cette substance active.

Une destruction parfois irréversible du foie

Mais que se passe-t-il au-delà de ces doses ? Le paracétamol ingéré en excès provoque une destruction progressive et parfois irréversible des cellules du foie. Cet organe pourra alors être le siège d’une hépatite fulminante ou d’une insuffisance hépatique potentiellement mortelles. "La mauvaise utilisation du paracétamol est la 1ère cause de greffe hépatiqued’origine médicamenteuse en France" rappelle ainsi l’ANSM. En juillet dernier, l’enquête sur la mort de Naomi Musanga révélait que la jeune femme décédée en décembre 2017 malgré un appel au SAMU souffrait d’une sévère intoxication au paracétamol.

Règles de bon usage du paracétamol

Comment bien utiliser le paracétamol ? Pour faire simple, il faut s’en tenir à "la dose la plus faible, le moins longtemps possible" résume l’ANSM, qui rappelle les règles essentielles de bon usage à destination des patients mais aussi des professionnels de santé des médicaments contenant cette substance active :

  • Respecter la dose maximale quotidienne et la durée de traitement recommandée
  • Vérifier la présence de paracétamol dans les autres médicaments (Utilisés pour douleurs, fièvre, allergies, symptômes du rhume ou état grippal)
  • Alerter les populations particulières (-50kg, insuffisance hépatique légère à modérée, insuffisance rénale sévère, alcoolisme chronique…)
  • Déclarer un effet indésirable sur signalement-sante.gouv.fr

Publié par Laurène Levy, journaliste santé le Mercredi 22 Août 2018 : 13h30
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