Couches lavables : le pour, le contre… La rédaction a testé !

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Les couches lavables ?
Des langes en tissu que l’on peut nettoyer après usage et réutiliser.

Grande tendance en soin des bébés aujourd’hui, il reste (pas très français, mais c’est l’idée) que les couches lavables divisent.
Rédactrice E-santé, je les ai testé pendant plusieurs mois… Voici mon avis !

 

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Comment décide-t-on de tenter les couches lavables ?

Les couches lavables réunissent plusieurs éléments qui me séduisent : j’ai une certaine conscience écologiste et le gâchis entrainé par les couches jetables me choque. J’aime aussi l’idée de contrôler ce qui entre en contact avec mon enfant, plutôt que de laisser décider les fabricants de couches. Par ailleurs, les couches lavables sont moins chères au final même si elles demandent un investissement de départ conséquent… Et puis j’étais curieuse !

N’empêche qu’une fois que mon bébé est arrivé, je me suis demandé si j’allais vraiment passer à l’action. Le simple fait de m’en occuper me semblait déjà un boulot énorme !

Comme les couches lavables ne sont pas vraiment conseillées pendant les toutes premières semaines (il est préférable d’attendre jusqu’à ce que l’enfant pèse quatre ou cinq kilos), j’ai hésité un certain temps. Et pour finir je me suis lancée…

Aujourd’hui, j’ai dû abandonner les couches lavables, pas volontairement mais parce que la crèche ne les accepte plus. Au bout d’un an environ, l’expérience a tourné court. Du coup j’ai vécu les lavables et les non-lavables !

Couches lavables : comment s’est passée l’expérience ?

En ce qui concerne mon fils, il avait l’air tout aussi à l’aise en lavable qu’en jetable. Si les langes jetables laissaient dans le passé les enfants au contact de l’humidité, il existe aujourd’hui des textiles « fesses au sec » qui sont très efficaces.

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En termes de travail supplémentaire, j’ai trouvé cela très supportable. L’utilisation n’est aujourd’hui pas plus compliquée que celle des jetables – les couches sont fixées par des boutons pression ou par du velcro… Finis les nœuds ou les épingles à nourrice. Par ailleurs, elles sont étudiées pour sécher rapidement, donc à condition d’en avoir suffisamment (une douzaine), il est facile d’en avoir toujours une prête pour le change.

Bien sûr, il faut faire des lessives en plus, mais ce n’est pas un gros travail – j’estime qu’il me fallait entre une et deux machines par semaine pour les couches seules.

Pour ce qui est du contact des matières désagréables, tout dépend de la sensibilité personnelle. Il est clair qu’avec les couches lavables on a plus souvent « les mains dans le caca ». Mais on pose au fond de la couche une feuille qui sert à recueillir les selles et que l’on peut jeter dans les toilettes. Les couches elles-mêmes sont donc essentiellement protégées. C’est vrai que de temps en temps il y avait des catastrophes, mais elles arrivent aussi avec des jetables. A certains points de vue, je trouve même les lavables plus propres que les couches jetables… En effet, on n’a pas besoin de stocker les selles dans la poubelle en attendant de la descendre !

Concernant les odeurs, tout est une question d’organisation. Inévitablement, des couches souillées ne sentent pas très bon ! Mais les stocker entre deux lessives n’est pas gênant, il existe des contenants qui isolent parfaitement les odeurs.

Et après la lessive, les couches propres n’ont aucune odeur tant qu’on les « décrasse » régulièrement : toutes les trois semaines environ, en complément des lavages ordinaires, une lessive à haute température (60°C) avec un peu d’eau de javel et beaucoup d’huiles essentielles désinfectantes (tea tree, citron, lavande…). Les couches sont comme neuves.

Publié le 16 Juin 2014 | Mis à jour le 17 Juin 2014
Auteur(s) : Marion Garteiser, journaliste santé