Contractions : comment distinguer les « vraies » des « fausses » ?

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Être enceinte, c’est ressentir une foule d’émotions. Mais c’est aussi voir et sentir son corps se modifier au fil des semaines.

Les contractions font partie de ces sensations nouvelles.

Perceptibles dès le milieu de la grossesse, elles ne doiventpas forcément être sources d'inquiétudeet ne sont pas toujours synonymes d’accouchement prématuré.

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Contractions : quand l’utérus se prépare...

Dès le premier jour de grossesse, de nombreux mécanismes, hormonaux et musculaires, se mettent en route. Parmi ceux-ci, la modification de l’utérus. Ce muscle creux et lisse n’attend pas la grossesse pour se contracter. Il le fait, par exemple, au moment des règles.

Mais, au cours de la grossesse, les contractions utérines se font de plus en plus perceptibles.

Leur rôle est de permettre à l’utérus de se dilater et de s’adapter à la croissance du fœtus.

Au fil du temps, ces contractions vont également aider le futur bébé à adopter une bonne position dans l’utérus.

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Au cours de la grossesse, les contractions utérines sont régulées par l’action de la progestérone, hormone sécrétée naturellement.

Si les contractions sont trop importantes, il arrive que le gynécologue prescrive des injections ou des ovules de progestérone pour éviter un accouchement prématuré.

À quoi reconnaît-on les fausses contractions ?

Les contractions utérines se manifestent dès le tout début de la grossesse.

Mais elles ne sont généralement ressenties par les femmes qu’à partir du deuxième trimestre de grossesse. Même si elles peuvent être perçues comme fortes, elles ne représentent pas nécessairement une menace d’accouchement prématuré.

Ces fausses contractions, appelées aussi contractions de Braxton-Hicks, ne font que préparer tout doucement le corps à l’accouchement, sans avoir d’effet sur la dilatation du col de l’utérus.

Voici à quoi on les reconnaît :

  • elles sont irrégulières et ne se rapprochent pas au fil du temps ;
  • elles ne sont ressenties qu’à l’avant du ventre ;
  • elles disparaissent si l’on marche, si l’on se repose ou si l’on change simplement de position ;
  • elles peuvent être apaisées par un bain chaud ;
  • elles ne s’intensifient pas.
Publié par Stéphanie Koplowicz, Journaliste Santé le Lundi 29 Octobre 2012 : 15h13
Source : Docteur Philippe Petit, Chef de Clinique Obstétrique à Risque, CRH Citadelle, Liège.