Coma : comment les médecins évaluent et protègent le cerveau

Publié par Freya Yophy
le 23/09/2026
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Le coma n’est pas un sommeil profond. Face à cette urgence, les équipes médicales recherchent sa cause, soutiennent les fonctions vitales et tentent de limiter les lésions cérébrales. Score de Glasgow, sédation, contrôle de la température : voici ce que ces soins signifient réellement.

Une personne dans le coma ne peut pas être réveillée et ne répond pas de manière adaptée aux sollicitations. Cet état peut résulter d’une atteinte des réseaux de l’éveil, notamment dans le tronc cérébral, ou d’un dysfonctionnement étendu des deux hémisphères cérébraux.

Parmi les causes possibles figurent un arrêt cardiaque, un AVC ou un traumatisme crânien grave. Mais une intoxication, une hypoglycémie sévère, une infection ou une crise d’épilepsie prolongée peuvent également provoquer un coma.

La priorité consiste à stabiliser la respiration et la circulation tout en recherchant une cause traitable. Les examens sanguins, l’imagerie cérébrale et, selon les situations, l’électroencéphalogramme orientent la prise en charge. Collège des enseignants de neurologie.

Le score de Glasgow mesure les réponses du patient

Le score de Glasgow permet de décrire l’état de conscience et de suivre son évolution. Il repose sur trois observations :

  • L’ouverture des yeux, cotée de 1 à 4.
  • La réponse verbale, cotée de 1 à 5.
  • La réponse motrice, cotée de 1 à 6.

Lorsque les trois composantes sont évaluables, le total va de 3 à 15. Une intubation, une sédation ou certaines lésions peuvent toutefois empêcher d’interpréter correctement une réponse. L’équipe doit donc préciser ces limites, plutôt que de s’appuyer uniquement sur le chiffre final. Référentiel Glasgow Coma Scale.

Un score inférieur ou égal à 8 signale une altération sévère nécessitant une évaluation immédiate de la protection des voies respiratoires. L’intubation ne découle cependant pas automatiquement du score dans toutes les situations : la cause, la respiration et les risques d’inhalation entrent également en compte. Des travaux français l’ont notamment montré pour certains comas liés à une intoxication, sous surveillance médicale étroite. Essai NICO, JAMA, 2023.

À quoi sert le « coma artificiel » ?

L’expression désigne généralement une sédation profonde provoquée par des médicaments, souvent associée à un traitement contre la douleur. Elle se distingue du coma causé directement par une maladie ou une lésion.

En réanimation, cette sédation peut faciliter la ventilation mécanique et, dans certaines atteintes cérébrales, contribuer au contrôle d’une pression intracrânienne excessive. Elle ne répare pas les lésions et ne garantit pas l’absence de séquelles.

Sa profondeur et sa durée sont adaptées à l’état du patient. Son allègement dépend de plusieurs paramètres cliniques, pas seulement de la disparition d’un œdème sur un scanner. Recommandations SFAR–SRLF sur la sédation en réanimation.

Après un arrêt cardiaque, prévenir surtout la fièvre

Le contrôle de la température fait partie des soins apportés aux adultes qui restent dans le coma après le rétablissement de la circulation.

Le refroidissement systématique entre 32 et 36 °C n’est plus une règle universelle. Les recommandations européennes de 2025 insistent sur la prévention active de la fièvre, avec une température cible ne dépassant pas 37,5 °C. La stratégie est choisie et surveillée par l’équipe de réanimation.

Il serait donc excessif d’affirmer que le refroidissement « bloque l’autodestruction cellulaire » ou garantit la protection du cerveau. Recommandations de soins après réanimation, 2025.

Le réveil ne se prédit pas avec un seul examen

Pour les proches, l’attente peut être particulièrement éprouvante. L’arrêt des sédatifs n’entraîne pas toujours un réveil immédiat : leurs effets peuvent persister et compliquer l’évaluation.

Après un arrêt cardiaque, le pronostic neurologique repose sur plusieurs éléments concordants, recueillis au moment approprié : examens cliniques répétés, activité électrique cérébrale, imagerie et parfois marqueurs sanguins. Un score isolé ne suffit pas à annoncer l’évolution. Recommandations européennes de 2025.

Face à une personne impossible à réveiller, appelez immédiatement le 15 ou le 112. Si elle ne respire pas normalement, commencez un massage cardiaque en suivant les instructions des secours et utilisez un défibrillateur s’il est disponible. Assurance maladie.

Sources

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