Coloration des cheveux : de plus en plus d'allergies à la paraphénylènediamine

Les allergies aux colorants capillaires sont dues à un ingrédient qui est à ce jour incontournable : la paraphénylènediamine. Ces réactions allergiques sont actuellement en très forte progression. Rien d'étonnant, nous sommes de plus en plus nombreux à nous colorer les cheveux ! Près d'un million de Français sont potentiellement concernés par cette intolérance...

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L'allergie aux teintures a fortement augmenté

Cette hausse n'a rien d'étonnant car depuis une dizaine d'années, le nombre d'utilisateurs de teintures capillaires s'est envolé en flèche. Cette mode de vouloir colorer ses cheveux touche toutes les tranches d'âges, même les jeunes y recourent très régulièrement. Au Japon, pays pour lequel on dispose de chiffres particulièrement illustratifs, 41 % des lycéennes se colorent très régulièrement les cheveux, mais c'est également le cas de 85 % des femmes de 20 à 30 ans et de 33 % des hommes de 20 à 30 ans ! En 1992, ils n'étaient respectivement que 13 %, 6 % et 2 %.

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Autres évolutions en matière d'habitudes de teintures capillaires : le délai entre deux colorations s'est considérablement réduit et enfin, le choix de la couleur varie très fortement d'une fois à une autre, ce qui revient à dire qu'on ne s'attribue plus une teinte de façon définitive mais qu'on en change très rapidement.

Le problème des allergies

Tout irait pour le mieux si les produits de coloration ne contenaient pas de la paraphénylènediamine, substance bien connue pour provoquer des réactions allergiques. Or malgré les recherches dans ce domaine pour développer d'autres molécules de remplacement, dénuées de risque allergique, cet ingrédient reste indispensable dans la composition des teintures capillaires. Celui-ci est actuellement le seul disponible qui permette d'obtenir une couleur uniforme ne s'éliminant pas au shampoing. C'est dire son rôle central dans la liste des ingrédients d'un produit colorant.

Publié le 19 Février 2007 | Mis à jour le 13 Septembre 2013
Auteur(s) : Rédaction E-sante.fr
Source : British Medical Journal, 334 : 220, février 2007.