Cancer localisé de la prostate : faut-il traiter ou pas ?

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Une étude publiée dans le célèbre New England Journal of medicine, conclut que les traitements par chirurgie ou radiothérapie ne font pas mieux que la simple surveillance active dans le cas du cancer de la prostate localisé.

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Le cancer localisé de la prostate : surveillance, radiothérapie ou chirurgie ?

Le cancer de la prostate a la particularité d’évoluer très lentement. Il peut ne pas faire parler de lui pendant une bonne dizaine d’années. C’est pourquoi le dépistage systématique n’est pas recommandé (pourquoi embêter les seniors avec un cancer asymptomatique qui peut ne jamais être dangereux), d’autant plus que la mise œuvre des traitements est également discutée en raison de leurs effets secondaires éventuels (incontinence, troubles de l’érection…). À l’heure actuelle, l’opportunité d’un traitement doit être soigneusement examinée au cas par cas après avoir évalué les avantages et les inconvénients. C’est ainsi que la simple surveillance est souvent choisie.

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Une étude britannique vient de confirmer la justesse de cette option. Elle a porté sur 1.643 hommes âgés de 50 à 69 ans ayant reçu un diagnostic de cancer de la prostate localisé (c’est-à-dire en présence d’une tumeur de petite taille bien délimitée et donc en l’absence de tumeur étendue et de métastases). Un tiers d’entre eux a bénéficié d’une chirurgie (ablation chirurgicale de la tumeur), un tiers a été traité par radiothérapie, le tiers restant ayant été assigné à une surveillance dite active, comprenant des biopsies et des dosages de PSA réguliers afin de suivre au plus très l’évolution de la tumeur.

Dix ans plus tard, 17 patients sont décédés d’un cancer de la prostate, dont 8 du groupe surveillance active, 5 du groupe chirurgie et 4 du groupe radiothérapie.

Les traitements ne sont pas supérieurs à la surveillance

Les chercheurs en concluent que le risque de décès est identique, quelle que soit l’option choisie et que les traitements (chirurgie ou radiothérapie) n’apportent pas de bénéfice supplémentaire par rapport à la simple surveillance.

Il ne semble donc pas opportun de forcément traiter les tumeurs localisées de la prostate, ce qui permet d’éviter les désagréments qui sont souvent liés au traitement.

Pour en savoir plus le cancer de la prostate : https://www.e-sante.fr/cancer-prostate

Publié le 16 Septembre 2016
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Freddie C.
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Hamdy, 10-Year Outcomes after Monitoring, Surgery, or Radiotherapy for Localized Prostate Cancer, S eptember 14, 2016DOI: 10.1056/NEJMoa1606220, http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa1606220?query=featured_home&.
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