Cancer et grossesse : soigner tout en préservant l’enfant à venir

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La découverte d’un cancer chez une femme enceinte n’est plus forcément synonyme d’interruption de grossesse : tout est mis en œuvre pour traiter la future maman sans nuire à son bébé.

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Cancer chez la femme enceinte : l’interruption de grossesse n’est plus recommandée

Une série d’articles récemment publiés dans la revue médicale « The Lancet » fait le point sur la prise en charge des cancers les plus fréquemment diagnostiquéschez les femmes enceintes, le cancer du sein, le cancer du col de l’utérus et de l’ovaire.

Leurs conclusions sont positives : le plus souvent, il est aujourd’hui possible de prendre en charge les futures mères sans qu’il soit nécessaire de mettre fin à leurgrossesse. En effet, dans la majorité des cas, la grossesse ne modifie pas le pronostic d’un cancer.

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L’interruption de grossesse n’est donc plus recommandée, sauf exception.

La mise en place d’un plan de traitement personnalisé permet presque toujours de soigner la maladie cancéreuse de la mère tout en laissant le fœtus se développer normalement. Des chimiothérapies peuvent être administrées au cours des deuxième et troisième trimestres de la grossesse, sans conséquence sur l’enfant à naître.

« La situation reste difficile en cas de cancer avancé pouvant être fatal et pour la mère et pour son fœtus » admet cependant le Dr Frédéric Amant, principal auteur d’un des articles de la série. « Le fait que la patiente ait déjà des enfants ou non, son désir de poursuivre sa grossesse, l'avis de son partenaire et le pronostic de sa maladie déterminent ses choix et ses réactions lorsqu'un cancer du seinest diagnostiqué pendant unegrossesse.

La patiente et son partenaire doivent être informés des différentes options de traitement et le médecin doit expliquer que l'interruption de grossesse ne semble pas améliorer le pronostic maternel. Mais la décision de poursuivre ou de mettre fin à une grossesse reste une affaire personnelle ».

Publié par La Fondation ARC le Vendredi 09 Mars 2012 : 10h48
Mis à jour le Lundi 12 Mars 2012 : 16h24
Source : ARC - « The Lancet » du 17 février 2012
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