Cancer du col de l'utérus : le vaccin est pour demain
Publié le 02 Octobre 2006 à 2h00 par Rédaction E-sante.fr
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Le cancer du col de l'utérus est dû à un virus : le papillomavirus

Le cancer du col de l'utérus est dû à un virus de la famille des papillomavirus (HPV). Chaque année, ce cancer est diagnostiqué chez près de 3.400 Françaises et plus de 1.000 en meurent. Mais en plus des cancers et des lésions précancéreuses du col de l'utérus, les papillomavirus sont aussi responsables de lésions cancéreuses de la vulve, du vagin et de verrues génitales. En Europe des centaines de milliers de femmes sont victimes de ces affections.

Il faut savoir que les papillomavirus sont très fréquents : on estime que 70% des femmes sexuellement actives sont exposées à ces virus au cours de leur vie, le plus souvent à l'adolescence ou au début de l'âge adulte. Heureusement, toutes ne développent pas de cancer.

Pour prévenir à temps le cancer du col de l'utérus, il faut faire un test HPV, c'est à dire rechercher l'infection via les papillomavirus

Jusqu'à présent, la seule façon de prévenir un cancer du col de l'utérus était la réalisation régulière d'un frottis. Lorsque celui-ci est anormal, un test HPV permet de confirmer la présence du papillomavirus. Des analyses sont alors nécessaires, ainsi qu'une surveillance rapprochée afin de savoir si les lésions régressent ou progressent en lésions précancéreuses. Si c'est le cas, une ablation chirurgicale est indispensable (conisation).

Cancer du col de l'utérus : enfin un vaccin préventif

Pour lutter contre ces virus et notamment contre les types les plus dangereux et les plus fréquents (types 6, 11, 16 et 18), des recherches ont été entreprises durant de longues années pour mettre au point un vaccin préventif. C'est aujourd'hui chose faite et celui-ci vient juste d'obtenir une autorisation de mise sur le marché dans l'Union européenne. Il est non seulement efficace contre les cancers et les lésions précancéreuses du col de l'utérus, mais également contre les autres infections dues aux papillomavirus : lésions cancéreuses de la vulve, du vagin, verrues génitales.

Concrètement, reste à définir la date de mise en vente, s'il sera remboursé et dans quelle indication ? À titre d'exemple, aux États-Unis (où le vaccin est déjà homologué), le Comité consultatif sur les vaccinations a recommandé en juin 2006 la vaccination de routine des fillettes de 11-12 ans et un rattrapage entre 13 et 26 ans.

Rappelons que le premier vaccin contre un cancer est celui de l'hépatite B qui prévient les cancers du foie induit par ce virus. Le cancer du foie est le premier cancer à travers le monde.

Source : Communiqué de presse de Sanofi Pasteur MSD, 22 septembre 2006.