Le botox et son effet " bonne mine "

Autorisé en France depuis 2003, le botox ou toxine botulique est connu pour prévenir le vieillissement facial. Si les médecins préfèrent parler d'effet « bonne mine » temporaire, il n'en reste pas moins que les injections atténuent les rides. Ce produit possède aussi de nombreuses autres indications neuromusculaires.
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La toxine botulique provoque un relâchement du muscle traité. Cet effet perdure trois à quatre mois en moyenne. Côté mécanisme, elle agit en bloquant la libération d'un neurotransmetteur, l'acétylcholine, ce qui empêche la transmission de l'information nerveuse. En conséquence, le muscle se détend. C'est ainsi que la toxine botulique peut combattre les contractions musculaires excessives, impliquées dans les rides et à l'origine de certaines maladies neuromusculaires. Son indication purement esthétique (anti-rides) est la plus récente. Si les études ont débuté dans les années 1990, ce n'est qu'en février 2003 que le ministère de la Santé lui a attribué une autorisation de mise sur le marché pour le traitement de certaines rides. Toutefois, seuls les médecins spécialisés en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique, en dermatologie, en chirurgie faciale et en ophtalmologie, sont habilités à injecter de la toxine botulique, à condition d'avoir reçu une formation spécifique.

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Modulation esthétique du visage et du décolleté

En plus de détendre un muscle et donc le revêtement cutané, les injections de ce médicament agissent également sur l'hydratation et le lissage de la peau, donnant un effet « bonne mine ». Mais en modifiant l'équilibre entre les muscles élévateurs et les muscles abaisseurs du visage, il est aussi possible de moduler légèrement un visage (sourcil trop haut, coin de bouche trop bas, volume des narines).

En pratique

Pour un effet à long terme, il est nécessaire de répéter les injections, car l'effet ne dure que 4 à 6 mois environ. Par précaution, le délai minimum entre deux séances d'injections est de trois mois.Les micro-injections peuvent entraîner des effets secondaires, rares et transitoires, comme l'affaissement d'une paupière ou une vision double, témoignant d'une atteinte des muscles voisins.Pas d'injection chez les femmes enceintes ou allaitantes, les personnes souffrant d'une maladie neuromusculaire de type myasthénie (affaissement musculaire), sous traitement Nivaquine (contre le paludisme) ou suivant certains traitements antibiotiques.

Publié par Rédaction E-sante.fr le Lundi 28 Novembre 2005 : 01h00
Source : www.toxinebotulique.org ; http://francehyperhidrose.org ; Le Point, octobre 2005.