Arrêt cardiaque : la fin du bouche-à-bouche ?

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Selon une étude américaine, en cas d'arrêt cardiaque le bouche-à-bouche est inutile. En pratique, il est donc préférable de se contenter du massage cardiaque.

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La réanimation « cardiocérébrale » devrait remplacer la réanimation cardiorespiratoire

Chaque année en France, 30.000 à 50.000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque, le plus souvent à domicile.

Face à une personne victime d’un arrêt cardiaque, chaque minute compte et il est actuellement recommandé de pratiquer en urgence la réanimation cardiovasculaire, qui comprend massage cardiaque et bouche-à-bouche. Or depuis quelques années, l’intérêt de la ventilation par le bouche-à-bouche par rapport au massage cardiaque est remis en question. Ce qui se confirme par cette étude américaine montrant que les réanimations réalisées sans ventilation augmentent le taux de survie de 18% à 34%.

Privilégier le massage cardiaque

L’explication est simple : après l’arrêt cardiaque le sang reste bien oxygéné durant les dix premières minutes, et ne nécessite donc pas d’aide respiratoire immédiate.

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En revanche, il est extrêmement urgent de réaliser des compressions thoraciques pour remplacer les battements du cœur et activer ainsi le flux sanguin vers le cerveau et le cœur. Faire du bouche-à-bouche est donc inutile, voire néfaste car il se pratique aux dépens du massage cardiaque, expliquant un taux de survie supérieur si on se cantonne aux seules compressions thoraciques.

L'American Heart Association et de nombreux pays d’Asie ont déjà adopté cette recommandation, mais les Européens n’ont pas encore été convaincus…

Le massage cardiaque doit être privilégié, sauf en cas de noyade, d’overdose, d'électrocution ou s’il s’agit d’un enfant.

L'arrêt cardiaque - les gestes de secours : https://www.e-sante.fr/arret-cardiaque-gestes-secours/guide/906

Publié par Rédaction E-sante.fr le Jeudi 13 Décembre 2012 : 09h31
Mis à jour le Jeudi 13 Décembre 2012 : 12h23
Source : Gordon A. Ewy, et al., J Am Coll Cardiol. 2012;():. doi:10.1016/j.jacc.2012.06.064.
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