ANDROACT : un bilan médical express face à l'andropause

Publié par Freya Yophy
le 31/03/2026
andropause
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Face au silence médical entourant l'andropause, la polyclinique Saint-Jean lance ANDROACT, un parcours inédit pour dresser un bilan hormonal et métabolique complet de l'homme en une demi-journée.

Ce concept novateur mis en place à Cagnes-sur-Mer cible spécifiquement les hommes de plus de 45 ans confrontés à des baisses de forme inexpliquées. 

Souvent ignoré ou banalisé, le déficit en testostérone impacte fortement le bien-être général, nécessitant une réponse médicale rapide et structurée avant que les symptômes ne s'aggravent.

Un bilan express pour la santé des hommes

Le 30 mars 2026, les docteurs Carol Burté, andrologue, et Céline Candillier ont inauguré ce programme à la polyclinique Saint-Jean. Conçu comme un véritable guichet unique, le parcours ANDROACT condense l'ensemble des examens sur une seule demi-journée. Cette approche rapide lève les freins de la gent masculine, souvent réticente à l'idée de multiplier les rendez-vous médicaux. Avant d'entamer les démarches, les patients évaluent l'utilité d'une consultation en répondant à un questionnaire de pré-diagnostic directement sur le site https://androact.com/

Les trois piliers du diagnostic

L'évaluation médicale repose sur une analyse exhaustive pour écarter d'autres pathologies et proposer des solutions sur-mesure :

  • Une biologie ciblée : L'analyse ne s'arrête pas au simple dosage de la testostérone. Elle intègre la vérification du taux de PSA, le bilan lipidique et la glycémie.
  • L'imagerie de pointe : Les médecins s'appuient sur une ostéodensitométrie pour mesurer avec une grande précision la densité osseuse ainsi que la répartition entre la masse grasse et la masse musculaire.
  • L'expertise nutritionnelle : Un examen approfondi des habitudes alimentaires permet de construire un protocole individuel pour aider le patient à retrouver son énergie.

Dépister le déficit hormonal après 45 ans

Dès 30 ans, le taux de testostérone d'un homme diminue de 1 % par an. Passé le cap de la quarantaine, cette chute s'accélère et entraîne l'apparition de signes cliniques sournois : fatigue persistante, irritabilité récurrente, manque de concentration ou baisse de la libido

Sortir du déni permet de différencier un banal coup de fatigue d'un authentique déficit lié à l'âge. Si les examens confirment le manque hormonal, des traitements de substitution existent pour restaurer la vitalité du patient.

Briser le cercle vicieux métabolique

Les données de l'étude BACH mettent en lumière un impressionnant manque de prise en charge : sur les 24 % d'hommes touchés par un déficit en testostérone, seuls 5 à 10 % obtiennent un traitement adapté. 

L'absence de suivi favorise pourtant la prise de poids et accroît les risques cardiovasculaires. Le tissu adipeux stocké au niveau de l'abdomen transforme la testostérone en œstrogènes sous l'action d'une enzyme spécifique, l' aromatase. 

Ce mécanisme déclenche une boucle délétère : plus l'amas graisseux augmente, plus les hormones masculines s'effondrent. Dépister et corriger ce déficit constitue la seule issue pour restaurer un équilibre métabolique durable.

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