L’alcool pendant la grossesse : première cause de handicap mental

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Peu connu, le syndrome d’alcoolisation fœtale est pourtant très fréquent : chaque année en France, 8.000 enfants naissent avec le cerveau lésé ou malformé par l’alcool durant la grossesse. C’est la première cause de déficience mentale et d’inadaptation sociale dans notre pays.

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1 enfant naît toutes les heures avec un cerveau malformé

En France, 1 enfant naît toutes les heures avec un cerveau malformé, conséquence de la consommation d’alcool pendant la grossesse. « Cette situation, à la différence des maladies génétiques, est totalement évitable » précise la SAF France à l’occasion dela Journée mondiale de prévention du syndrome d’alcoolisation fœtale qui se déroule aujourd’hui, ce 9 septembre 2014.

« Le cerveau est souvent l’organe le plus abîmé lorsqu’il y a consommation d'alcool pendant la grossesse et cela ne se voit pas tout de suite ». C’est pourquoi il est nécessaire d’augmenter la conscience du grand public « sur la bonne santé du cerveau, principal organe qui régit nos capacités à raisonner, imaginer, réguler nos pulsions, nos émotions, mémoriser, prendre du recul… »

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Zéro alcool pendant la grossesse

Ce message doit être inlassablement répété. Parallèlement, les femmes à risque doivent être prises en charge. Un suivi renforcé de la grossesse et un examen pédiatrique approfondi dès la naissance pour un repérage précoce des atteintes et un accompagnement adapté de l’enfant sont des mesures indispensables. Une consultation à la moindre interrogation sur la consommation est l’occasion d’une orientation et si besoin d’une prise en charge spécialisée du problème d’alcool. Il existe des centres de soins, d’accompagnement et de prévention en addictologie pour faciliter l’accès aux soins des femmes avec dépendance alcoolique.

Cela dit, en matière d’alcool, il n’y a pas de dose tolérable. Que les femmes boivent un peu, moyennement ou beaucoup, de la conception jusqu’à la naissance, elles mettent leur bébé en danger :

  • retard mental,
  • anomalies du faciès,
  • anomalies cardiaques, squelettiques,
  • difficultés scolaires,
  • troubles du comportement, etc.
Publié par Rédaction E-sante.fr le Mardi 09 Septembre 2014 : 11h36
Mis à jour le Mardi 09 Septembre 2014 : 12h05
Source : Communiqué de presse SAF France, 5 septembre 2014.
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