29 plantes et substances interdites dans un but d’amaigrissement

Publié le 14 Mai 2012 par Rédaction E-sante.fr
Les autorités sanitaires interdisent l’utilisation à visée amaigrissante de 3 plantes et 26 substances actives. Pourquoi et quelles sont ces plantes et substances proscrites dans un but d’amaigrissement ?
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Selon une enquête menée en 2006-2007 par l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (Ansm) :

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  • Un tiers des préparations magistrales réalisées en pharmacie sont prescrites dans un but d’amaigrissement.
  • Certaines substances entrant dans la composition de ces potions amaigrissantes sont utilisées de façon détournée (elles sont autorisées sur le marché pour d’autres indications, comme les diurétiques ou les antidépresseurs par exemple).
  • D’autres de ces substances font l’objet d’un suivi de pharmacovigilance, parce que des effets indésirables ont été rapportés ou parce qu’il s’agit de nouveaux produits.

29 substances sont ainsi détournées à des fins d’amaigrissement.

Or la prescription d’une préparation magistrale en pharmacie dans le cadre d’une démarche de réduction pondérale n’est pas du tout recommandée.

Dans ce contexte, et pour ne pas priver certains patients d’un traitement thérapeutique (enfants de moins de 12 ans, en cas de troubles sévères de la déglutition…), ces substances ne sont pas retirées du marché mais interdites d’utilisation dans un but d’amaigrissement.

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Sont concernées, les 3 plantes suivantes : Garcinia cambodgia, Citrus aurantium L. ssp amara, Hoodia gordonii.

Parmi les substances actives, citons :

  • diazépam (benzodiazépine),
  • fluoxétine (antidépresseur),
  • hydrochlorothiazide (diurétique),
  • spironolactone (diurétique),
  • imipramine (antidépresseur),
  • paroxétine (antidépresseur),
  • metformine (antidiabétique),
  • topiramate (antiépileptique),
  • naltrexone (antagoniste des opiacés),
  • pirfénidone (immunosuppresseur),
  • etc.

En pratique, les autorités rappellent que « la démarche de perte de poids n’est ni anodine ni sans conséquence pour la santé. Elle doit s’inscrire sur le long terme dans le cadre d’une prise en charge globale, individualisée et interdisciplinaire ».

Source : Communiqué de l’Ansm, 10 mai 2012.
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