10 aliments hyperprotéinés à banir car ultra-transformés, selon Foodwatch
« High protein », « 25 g de protéines », « spécial sportifs »… Ces mentions occupent une place de choix sur les emballages. Pourtant, une teneur élevée en protéines ne suffit pas à garantir la qualité nutritionnelle d’un aliment. Pour choisir, mieux vaut examiner l’ensemble de sa composition plutôt que se fier à cet argument.
« High protein », « 25 g de protéines », « spécial sportifs »… Ces mentions occupent une place de choix sur les emballages. Pourtant, une teneur élevée en protéines ne suffit pas à garantir la qualité nutritionnelle d’un aliment. Pour choisir, mieux vaut examiner l’ensemble de sa composition plutôt que se fier à cet argument.
Dix produits dont Foodwatch critique le marketing
Dans son enquête publiée en septembre 2026, Foodwatch examine notamment la boisson HiPRO myrtille de Danone, les barres Nature Valley Protein chocolat et cranberries, une salade High Protein Carrefour Sensation, une boisson chocolatée Lactel et les céréales Lion Protein de Nestlé.
Les dix références sélectionnées sont ultra-transformées selon l’analyse de l’association, fondée sur la classification NOVA. Foodwatch dénonce surtout un effet de halo : mettre les protéines en avant peut donner une image globalement saine au produit et détourner l’attention de ses autres caractéristiques. Source : enquête Foodwatch.
Cette sélection ne permet toutefois pas de conclure que tous les produits protéinés se valent, ni que leur consommation occasionnelle présente le même risque qu’une alimentation majoritairement ultra-transformée.
Des protéines, mais aussi des épaississants et des édulcorants
La fiche officielle de la boisson HiPRO myrtille annonce 25 g de protéines par bouteille de 300 g. Sa liste d’ingrédients comprend également des protéines de lait ajoutées, de l’amidon modifié, de la pectine et deux édulcorants : l’acésulfame-K et le sucralose.
Ces ingrédients remplissent différentes fonctions, notamment pour ajuster la texture ou conserver une saveur sucrée. Leur présence renseigne sur la formulation du produit, mais ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’un effet nocif chez chaque consommateur.
Les recherches sur les aliments ultra-transformés et certains additifs soulèvent des questions importantes. Il faut néanmoins distinguer les associations observées dans les études, les mécanismes encore étudiés et les effets réellement démontrés pour un produit précis.
Sucres : pourquoi il faut regarder la portion
Les barres Nature Valley Protein chocolat et cranberries affichent 20,5 g de sucres pour 100 g, soit 8,2 g pour une barre de 40 g, selon le fabricant. Trois barres apportent donc 24,6 g de sucres totaux.
Cela ne permet pas d’affirmer qu’elles dépassent automatiquement un « plafond quotidien de l’OMS ». Les recommandations portent sur les sucres libres, notamment ceux ajoutés aux aliments et ceux présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. Elles ne concernent pas les sucres naturellement présents dans le lait.
L’OMS recommande de rester sous 10 % de l’apport énergétique quotidien en sucres libres, soit environ 50 g pour une alimentation de 2 000 kcal. Descendre sous 5 %, soit environ 25 g, peut apporter des bénéfices supplémentaires. Source : recommandations de l’OMS.
Autrement dit, le tableau nutritionnel est indispensable, mais sa ligne « dont sucres » ne correspond pas directement à la quantité de sucres libres.
Le Nutri-Score a évolué, mais ne mesure pas tout
Le Nutri-Score évalue la qualité nutritionnelle à partir de plusieurs éléments : énergie, sucres, sel, graisses saturées, fibres ou protéines. Il ne constitue pas un indicateur du degré de transformation.
Il serait cependant inexact d’affirmer qu’il ignore désormais tous les édulcorants. Le nouveau calcul, déployé en France depuis 2025, pénalise leur présence dans les boissons. Les laits aromatisés, yaourts à boire et boissons végétales sont également évalués avec l’algorithme des boissons.
Nutri-Score et classification NOVA apportent donc des informations différentes. Foodwatch demande, avec Yuka et France Assos Santé, un affichage obligatoire de l’ultra-transformation sur la face avant des emballages, complémentaire du Nutri-Score.
Faut-il vraiment acheter des aliments enrichis en protéines ?
Chez l’adulte en bonne santé, la référence nutritionnelle est d’environ 0,83 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour, soit près de 58 g pour une personne de 70 kg. Les besoins peuvent varier, notamment avec l’âge, l’activité sportive ou certaines maladies.
Pour beaucoup de personnes, une alimentation suffisamment variée permet de couvrir ces apports sans multiplier les produits enrichis. Œufs, poisson, produits laitiers nature, lentilles, pois chiches ou tofu offrent différentes possibilités.
Un produit protéiné peut néanmoins être pratique dans certaines situations. L’important est de vérifier son intérêt réel, son prix, sa portion et sa composition. « Plus de protéines » ne signifie pas automatiquement « mieux manger » : les bases d’une alimentation équilibrée restent la diversité et l’adaptation à ses besoins.
Sources
- Foodwatch : enquête sur dix produits protéinés ultra-transformés.
- Danone : composition et valeurs nutritionnelles de HiPRO myrtille.
- Nature Valley : composition des barres Protein chocolat et cranberries.
- OMS : recommandations sur les sucres libres.
- Santé publique France – Manger Bouger : calcul du Nutri-Score et ultra-transformation.
- Anses : expertise sur les aliments dits ultratransformés.
- INRAE : besoins et sources alimentaires de protéines. critique le marketing
Dans son enquête publiée en septembre 2026, Foodwatch examine notamment la boisson HiPRO myrtille de Danone, les barres Nature Valley Protein chocolat et cranberries, une salade High Protein Carrefour Sensation, une boisson chocolatée Lactel et les céréales Lion Protein de Nestlé.
Les dix références sélectionnées sont ultra-transformées selon l’analyse de l’association, fondée sur la classification NOVA. Foodwatch dénonce surtout un effet de halo : mettre les protéines en avant peut donner une image globalement saine au produit et détourner l’attention de ses autres caractéristiques. Source : enquête Foodwatch.
Cette sélection ne permet toutefois pas de conclure que tous les produits protéinés se valent, ni que leur consommation occasionnelle présente le même risque qu’une alimentation majoritairement ultra-transformée.
Des protéines, mais aussi des épaississants et des édulcorants
La fiche officielle de la boisson HiPRO myrtille annonce 25 g de protéines par bouteille de 300 g. Sa liste d’ingrédients comprend également des protéines de lait ajoutées, de l’amidon modifié, de la pectine et deux édulcorants : l’acésulfame-K et le sucralose.
Ces ingrédients remplissent différentes fonctions, notamment pour ajuster la texture ou conserver une saveur sucrée. Leur présence renseigne sur la formulation du produit, mais ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’un effet nocif chez chaque consommateur.
Les recherches sur les aliments ultra-transformés et certains additifs soulèvent des questions importantes. Il faut néanmoins distinguer les associations observées dans les études, les mécanismes encore étudiés et les effets réellement démontrés pour un produit précis.
Sucres : pourquoi il faut regarder la portion
Les barres Nature Valley Protein chocolat et cranberries affichent 20,5 g de sucres pour 100 g, soit 8,2 g pour une barre de 40 g, selon le fabricant. Trois barres apportent donc 24,6 g de sucres totaux.
Cela ne permet pas d’affirmer qu’elles dépassent automatiquement un « plafond quotidien de l’OMS ». Les recommandations portent sur les sucres libres, notamment ceux ajoutés aux aliments et ceux présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. Elles ne concernent pas les sucres naturellement présents dans le lait.
L’OMS recommande de rester sous 10 % de l’apport énergétique quotidien en sucres libres, soit environ 50 g pour une alimentation de 2 000 kcal. Descendre sous 5 %, soit environ 25 g, peut apporter des bénéfices supplémentaires. Source : recommandations de l’OMS.
Autrement dit, le tableau nutritionnel est indispensable, mais sa ligne « dont sucres » ne correspond pas directement à la quantité de sucres libres.
Le Nutri-Score a évolué, mais ne mesure pas tout
Le Nutri-Score évalue la qualité nutritionnelle à partir de plusieurs éléments : énergie, sucres, sel, graisses saturées, fibres ou protéines. Il ne constitue pas un indicateur du degré de transformation.
Il serait cependant inexact d’affirmer qu’il ignore désormais tous les édulcorants. Le nouveau calcul, déployé en France depuis 2025, pénalise leur présence dans les boissons. Les laits aromatisés, yaourts à boire et boissons végétales sont également évalués avec l’algorithme des boissons.
Nutri-Score et classification NOVA apportent donc des informations différentes. Foodwatch demande, avec Yuka et France Assos Santé, un affichage obligatoire de l’ultra-transformation sur la face avant des emballages, complémentaire du Nutri-Score.
Faut-il vraiment acheter des aliments enrichis en protéines ?
Chez l’adulte en bonne santé, la référence nutritionnelle est d’environ 0,83 g de protéines par kilogramme de poids corporel et par jour, soit près de 58 g pour une personne de 70 kg. Les besoins peuvent varier, notamment avec l’âge, l’activité sportive ou certaines maladies.
Pour beaucoup de personnes, une alimentation suffisamment variée permet de couvrir ces apports sans multiplier les produits enrichis. Œufs, poisson, produits laitiers nature, lentilles, pois chiches ou tofu offrent différentes possibilités.
Un produit protéiné peut néanmoins être pratique dans certaines situations. L’important est de vérifier son intérêt réel, son prix, sa portion et sa composition. « Plus de protéines » ne signifie pas automatiquement « mieux manger » : les bases d’une alimentation équilibrée restent la diversité et l’adaptation à ses besoins.
Sources
- Foodwatch : enquête sur dix produits protéinés ultra-transformés.
- Danone : composition et valeurs nutritionnelles de HiPRO myrtille.
- Nature Valley : composition des barres Protein chocolat et cranberries.
- OMS : recommandations sur les sucres libres.
- Santé publique France – Manger Bouger : calcul du Nutri-Score et ultra-transformation.
- Anses : expertise sur les aliments dits ultratransformés.
- INRAE : besoins et sources alimentaires de protéines.