La syphilis, la gonococcie… toute une éducation à faire sur les MST

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 21 Mars 2016 : 12h33
Mis à jour le Mardi 22 Mars 2016 : 14h37
-A +A

Coup de projecteur sur les Maladies Sexuellement Transmissibles ce jeudi 24 mars 2016. La 1ère journée Nationale d’information et de prévention sur les MST est justifiée par la recrudescence de deux MST emblématiques -la syphilis et la gonococcie- et l’effondrement des connaissances du grand public en la matière.

La syphilis et la gonococcie, le retour

Qui se souvient encore de la dénomination exacte de "dermatologue-vénérologue" ? Ces spécialistes sont les plus à même de soigner les maladies dites vénériennes ou MST. Pourtant, selon un sondage mené à l’occasion de cette 1ère journée (2) seuls 4% des 18-35 ans consulteraient un dermatologue en cas de doute !

La syphilis et la gonococcie, ces infections qui semblent d’un autre temps font un retour en force depuis les années 2000, en France et en Europe (1). « 1000 nouveaux cas de syphilis en 2014 ont été comptabilisé par les dispensaires CeGIDD*, un chiffre éloigné de la réalité, fait remarquer le Dr Roland Viraben, chef de service de dermatologie et médecine sociale au CHU de Toulouse. 4000 cas par an serait une estimation plus juste ».

MST, des connaissances qui laissent à désirer

Le SIDA (96 %), l’herpès génital (76 %), la syphilis (75 %) ou les poux pubiens (63 %) sont facilement identifiés comme des MST par les 18-35 ans. Néanmoins, « le grand public et les jeunes en particulier ne connaissent pas les MST, regrette le spécialiste. Par exemple, moins de 20 % des 18-35 ans connaissent la gonococcie, les condylomes ou le chancre mou. Ni les hépatites B et C, ni les papillomavirus ou la chlamydia ne sont reconnues comme MST par plus de la moitié d’entre eux ». A l’inverse, l’hépatite A, le psoriasis, la lèpre, la tuberculose ou encore la maladie de Crohn sont considérés à tort comme des MST par 37 %. Plus préoccupant, 70% ignorent ou interprètent mal les signes d’une MST (brûlure, écoulement, ulcération) et 30% n’imaginent pas que les symptômes de contamination puissent être invisibles.

Publié par Hélène Joubert, journaliste scientifique le Lundi 21 Mars 2016 : 12h33
Mis à jour le Mardi 22 Mars 2016 : 14h37
Source : * Centre Gratuit d'Information, de Dépistage et de Diagnostic www.cegidd.fr ; (1) InVS ; BEH du 02/03/2016 ; (2) Sondage réalisé par Harris Interactive pour le SNDV du 22 au 29 février 2016 par un questionnaire en ligne (500 Français de 18 à 35 ans)
D’après un entretien avec le Dr Roland Viraben, chef de service de dermatologie et médecine sociale au CHU de Toulouse et le dossier/conférence de presse consacré à la 1ère journée Nationale d’information et de prévention sur les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST), le 22 mars 2016 (Paris)
A lire aussi
Sea, sex, sun and préservatif Publié le 27/08/2002 - 00h00

Selon un sondage IPSOS, près d'un quart des Français de moins de 35 ans ont des comportements à risque vis-à-vis des Maladies Sexuellement Transmissibles (MST). Pensez aux préservatifs pour ne pas garder un mauvais souvenir de vos vacances.

MST : méfiez-vous de l'herpès génital Publié le 13/11/2002 - 00h00

Les Maladies Sexuellement Transmissibles (MST) sont devenues synonymes de SIDA. Pourtant d'autres maladies peuvent aussi avoir des conséquences très graves. Plus insidieuses, elles doivent également être connues. C'est le cas de l'herpès génital.

Maladies sexuellement transmissibles (MST) Publié le 06/09/2001 - 00h00

Les MST (maladies sexuellement transmissibles) ou IST (infections sexuellement transmissibles), regroupent les maladies qui ne se transmettent pratiquement que par rapports sexuels ainsi que celles pouvant se transmettre par d'autres voies, mais pouvant l'être aussi par voie sexuelle.Il faut savoir...

Plus d'articles