Masturbation masculine : les problèmes qui peuvent se poser

Publié par Dr Catherine Solano le Vendredi 30 Septembre 2016 : 17h04
Mis à jour le Vendredi 30 Septembre 2016 : 17h15
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À 14 ans, la moitié des garçons a expérimenté la masturbation. A 18-19 ans, 90 % des hommes l’ont expérimentée au moins une fois. La masturbation est un geste banal sans aucun danger pour la santé physique ou mentale et universellement répandu. Cela nous paraît aujourd’hui une évidence et pourtant, ça n’a pas toujours été le cas. Des idées fausses continuent à circuler à ce sujet. Pourtant, la masturbation masculine peut également poser quelques soucis…

Masturbation masculine : le risque d'éjaculation précoce

Si l’éjaculation précoce est très répandue, parfois la masturbation peut être en cause. Certains jeunes garçons la pratiquent très rapidement, car dans ce moment, seule la décharge de l’orgasme est recherchée et pas la sensualité érotique.

D’autre part, certains peuvent prendre peur de se trouver surpris en pleine action et en accélèrent encore la trajectoire érotique.

Cela n’est pas gênant en soi, mais cela peut produire un entraînement du corps qui s’habitue à déclencher rapidement l’éjaculation. Ensuite, lors de la première relation sexuelle, le corps habitué à un réflexe éjaculatoire rapide se comporte de la même manière. Et c’est l’éjaculation précoce. Cette éjaculation précoce peut durer par la suite si l’entraînement à la rapidité est ancré profondément par la masturbation masculine.

Masturbation masculine : l’éjaculation retardée ou la difficulté à éjaculer

Dans d’autres cas, la masturbation est en cause dans une difficulté à déclencher l’éjaculation. C’est la plupart du temps lié à la technique masturbatoire. Certaines techniques produisent des sensations très différentes de celles de la verge pratiquant des va-et-vient dans le vagin. Par exemple, certains hommes frottement un objet doux sur leur pénis, le coincent entre leurs jambes ou le pressent fortement sans pratiquer de va-et-vient… Avec la répétition de ces pratiques, le cerveau s’habitue à intégrer les sensations associées et à déclencher l’éjaculation à partir de ces sensations. Comme ce même cerveau ne retrouve pas les sensations qu’il connaît lors d’une relation sexuelle de couple, il ne sait plus déclencher une éjaculation au moment souhaité.

Publié par Dr Catherine Solano le Vendredi 30 Septembre 2016 : 17h04
Mis à jour le Vendredi 30 Septembre 2016 : 17h15
Source : Enquêtes sur la sexualité en France sous la direction de Nathalie Bajos et Michel Bozon Éditions la découverte, 2008.
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