Mammographie : 40% de risque en moins de mourir d’un cancer du sein

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 05 Juin 2015 : 16h49
Mis à jour le Vendredi 05 Juin 2015 : 17h51

Selon une évaluation de l'Agence internationale de recherche sur le cancer (IARC), les femmes qui passent une mammographie tous les deux ans entre 50 et 69 ans en tirent un bénéfice incontestable avec une diminution de 40% du risque de mourir d'un cancer du sein. La balance avantages/inconvénients du dépistage organisé du cancer du sein est donc clairement positive.

Dépistage organisé du cancer du sein par mammographie : des bénéfices importants entre 50 et 70 ans

Le dépistage du cancer du sein a été généralisé à tout le territoire en 2004. Dix ans plus tard, le taux de participation n’est toujours que de 52%, largement en dessous de l’objectif européen de 70%. Pourtant, il permet vraiment de sauver des vies, comme l’indique cette étude réalisée par l’IARC, une agence qui dépend de l’OMS.

Chez les femmes qui passent une mammographie tous les deux ans, comme recommandé dans le cadre du dépistage organisé du cancer du sein, le risque de mourir de ce type de cancer est diminué de 40%. À une fréquence plus espacée, les bénéfices sont toujours là, mais moindres, avec un risque réduit de 25%.

Cette étude montre également qu’il existe encore un net bénéfice entre 70 et 74 ans. En revanche, il ne semble pas y avoir d’intérêt chez les femmes dans la quarantaine.

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Les avantages du dépistage dépassent les inconvénients

Les bénéfices sont donc réels et ils dépassent les risques inhérents au dépistage, notamment liés aux faux positifs entrainant des sur-diagnostics.

Petit rappel sur le dépistage organisé en France

À partir de 50 ans et jusqu’à 74 ans, toutes les femmes sont invitées tous les deux ans, via un courrier personnalisé, à réaliser un examen clinique des seins et une mammographie comportant une double lecture. Les femmes à risque de cancer du sein sont quant à elles invitées plus tôt à un dépistage personnalisé, à programmer avec leur médecin (antécédent familial de cancer du sein, antécédents personnels de cancer, etc.).

Avec 53 000 nouveaux cas estimés en 2011 et 11 300 décès, c’est le cancer le plus fréquent chez la femme.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Vendredi 05 Juin 2015 : 16h49
Mis à jour le Vendredi 05 Juin 2015 : 17h51
Source : Lauby-Secretan B et coll., The New England Journal of Medicine, June 3, 2015DOI: 10.1056/NEJMsr1504363, http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMsr1504363.
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