Maladies rénales : encore trop peu de dépistage et de transplantation

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 18 Juin 2013 : 15h45
Mis à jour le Mardi 18 Juin 2013 : 16h34

Le colloque de clôture des États généraux du rein qui s’est déroulé le 7 juin 2013 met l’accent sur la nécessité de donner priorité à la greffe. En effet, trop de patients bénéficient encore d’une dialyse alors que la greffe est le traitement de référence de l’insuffisance rénale.

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Priorité à la greffe rénale

La France compte quelque 3 millions de personnes atteintes de maladies rénales, dont 70.000 dialysées ou greffées.

Actuellement,45% des insuffisants rénaux français ont bénéficié d'une transplantation rénale, contre 70% en Norvège et 60% aux Pays-Bas. Selon la Fnair (Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux), « l’objectif est d’atteindre, d’ici 2020, 55% de patients transplantés contre seulement 45% actuellement parmi les patients traités pour insuffisance rénale chronique terminale ». En effet, la greffe est la modalité de traitement qui offre la meilleure qualité de vie, la plus longue espérance de vie et des coûts bien moindres pour notre société : «un patient greffé coûte 20.000 € par an en moyenne, contre 80.000 € pour un dialysé ». Or la dialyse reste plus souvent pratiquée en France (55% des patients traités).

Quels sont les freins à la greffe dans notre pays ? "Peu de patients s’inscrivent sur la liste d'attente de transplantation rénale, et lorsqu’ils le sont c’est souvent après un long délai (plus de 15 mois en moyenne pour les patients de moins de 60 ans)" explique la Fnair.Selon une enquête menée auprès de 8.600 personnes dialysées ou greffées, le diabète, l’obésité et les néphropathies vasculaires, des pathologies plus fréquemment associées aux maladies rénales, représentent un frein majeur à l’accès à la greffe. Enfin, "30% des patients qui commencent une dialyse le font en urgence, alors que le trouble rénal aurait pu être anticipé".

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Améliorer le diagnostic précoce de la maladie rénale

Le deuxième grand axe est donc d’« adresser à temps les patients auxnéphrologues ». Chaque année en France, 9.500 personnes débutent un traitement de suppléance rénale. Mais aujourd’hui encore, faute de diagnostic, plus de 30 % des personnes sont dépistées au stade de la dialyse. Il est donc aussi primordial d’améliorer le dépistage des malades rénaux…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mardi 18 Juin 2013 : 15h45
Mis à jour le Mardi 18 Juin 2013 : 16h34
Source : Communiqué de presse de la Fédération nationale d’aide aux insuffisants rénaux (Fnair), 17 juin 2013.
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