Hypertrophie bénigne de la prostate : des plantes pour soulager les symptômes

Publié par Audrey Gast le Mardi 23 Mai 2017 : 17h06
Mis à jour le Mardi 23 Mai 2017 : 17h20
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L’hypertrophie bénigne de la prostate (HBP) ou adénome de la prostate est une pathologie fréquente qui touche l’homme à partir de 50 ans. Gênante, elle entraîne des troubles urinaires. Certaines plantes peuvent vous aider à soulager ces symptômes.

Qu’est-ce que l’hypertrophie bénigne de la prostate ?

La prostate est une glande masculine qui participe à la fertilité. La prostate a physiologiquement tendance à grossir avec l’âge. L’hypertrophie bénigne est une augmentation non cancéreuse du volume de la prostate. Située juste sous la vessie, cette augmentation cause des soucis lors des mictions car elle comprime à la fois la vessie et l’urètre. Le jet urinaire devient plus faible et la vessie ne se vide pas entièrement, entrainant des mictions plus fréquentes. L’adénome de la prostate est bénin et n’augmente pas le risque de cancer de la prostate. On distingue habituellement 3 stades : de la phase I avec de simples symptômes à la phase III qui entraine une gestion difficilement contrôlable de la vessie.

Une envie d’uriner plus fréquente, une miction douloureuse, un jet faible ou la sensation de ne pas vider complètement sa vessie doivent vous alerter et vous inciter à consulter. Seul un médecin est habilité à poser le diagnostic d’adénome de la prostate. L’adénome de la prostate touche généralement les hommes âgés de plus de 50 ans. Elle peut dans certains cas entrainer des complications comme des infections urinaires à répétition ou des calculs d’où la nécessité d’un suivi médical.

Des plantes pour soulager

Une fois le diagnostic posé par le médecin et en accord avec ce dernier, vous pouvez vous tourner vers les plantes pour aider à contrôler le volume de la glande et soulager les symptômes.

Les graines de courge (cucurbita pepo) ont longtemps été utilisées pour leur propriété vermifuge. Elles contiennent de la cucurbitine (acide aminé) et des phytostérols. Ces derniers seraient à l’origine de l’action bénéfique de l’huile de pépins de courge sur la miction en cas d’HBP. L’Organisation Mondiale de la Santé et la Commission E reconnaissent l’usage des graines de courge dans le « traitement symptomatique des difficultés mictionnelles associées à l’adénome de la prostate, stade I et II ». Les graines de courge ont des bénéfices reconnus sur la miction. Une étude tend à démontrer que l’huile extraite des graines pourrait aussi inhiber l’hyperplasie (prolifération des cellules) de la prostate (1). Les graines de courge sont comestibles (séchées ou grillées). Comptez 10 grammes par jour. On trouve également des compléments alimentaires d’huile de pépins de courge (en gélules).

Les racines d’ortie (urtica dioica) sont utilisées en phytothérapie pour leurs propriétés diurétiques. Elles font l’objet d’études scientifiques (seules ou en association avec d’autres plantes) sur les troubles de la miction associés à l’hypertrophie béguine de la prostate. L’Organisation Mondiale de la Santé, reconnaît comme « cliniquement établi » l’utilisation des racines d’ortie « dans le traitement des problèmes de miction liés à l’HBP légère à modérée ». L’ESCOP et la commission E reconnaissent également cet usage. On les trouve en préparation pour décoction (boire deux à trois tasses par jour) ou en gélules. Suivre les recommandations des fabricants.

Le palmier de Floride que l’on rencontre aussi sous le nom de palmier nain ou de sabal (serenoa repens) est également connu pour ses vertus sur l’adénome de la prostate. Ses fruits, utilisés en infusion ou présentés sous forme de gélules possèdent des propriétés diurétiques et antiseptiques. Il est souvent associé à l’ortie et fait l’objet de recherches scientifiques (2). Son utilisation en cas d’HBP (stade I et II) est reconnu par l’OMS et la commission E. À noter également, l’emploi du prunier africain (prunus africana ou pygeum africanum) ou plus exactement de son écorce contre l’adénome de la prostate. Il entre dans la composition de certains médicaments destinés à cet usage.

Publié par Audrey Gast le Mardi 23 Mai 2017 : 17h06
Mis à jour le Mardi 23 Mai 2017 : 17h20
Source : Guide de phytothérapie, Dr Jörg Grünwald et Christof Jänicke, Editions Marabout.
Petit Larousse des plantes qui guérissent (500 plantes), Editions Larousse.
Organisation Mondiale de la Santé- WHO monographs on selected medicinal plants - Volume 2- 2004 - Semen Cucurbitae – Radix Urticae- Fructus Serenoae Repentis - Cortex Pruni Africanae.
List of German Commission E Monographs (Phytotherapy) - Pumpkin seed (Cucurbitae peponis semen) - Published November 30, 1985; Revised January 17, 1991 - Stinging Nettle root (Urticae radix) - Published September 18, 1986; Revised March 2, 1989, March 13, 1990, and January 17, 1991 - Saw Palmetto berry (Sabal fructus) - Published March 2, 1989; Revised February 1, 1990, and January 17, 1991.
  1. Gossell-Williams M, Davis A - Inhibition of testosterone-induced hyperplasia of the prostate of sprague-dawley rats by pumpkin seed oil - J Med Food. 2006 Summer;9(2):284-6.
  2. Wilt TJ, Ishani A - Saw palmetto extracts for treatment of benign prostatic hyperplasia: a systematic review- JAMA. 1998 Nov 11;280(18):1604-9.
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