L’éclairage à l’hôpital fatigue les patients

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 06 Novembre 2013 : 09h20
Mis à jour le Mercredi 06 Novembre 2013 : 09h27

Notre exposition à la lumière conditionne notre humeur et notre santé, c’est aujourd’hui bien connu. Mais qu’en est-il lors d’un séjour à l’hôpital ?

Selon les résultats d’une étude américaine, une meilleure gestion de l’éclairage dans les hôpitaux serait bénéfique aux patients.

© Istock

Manque d’éclairage à l’hôpital ? Patients fatigués

La lumière et l’alternance jour / nuit sont des facteurs essentiels.

En effet, nous disposons d’une horloge biologique interne réglée sur nos expositions quotidiennes à la lumière et gérant notre rythme biologique. Autrement dit, nos expositions successives à la lumière régulent notre sommeil, lequel conditionne notre forme physique et psychologique, et notre santé générale. Qu’en est-il de cette régulation à l’hôpital, lorsque les patients sont soumis à la lumière artificielle ?

Pendant 3 jours, l’exposition à la lumière et les rythmes circadiens de 40 patients ont été enregistrés. Parallèlement, de nombreux renseignements ont été recueillis via des questionnaires, notamment l’état de fatigue, le niveau de perception de la douleur et l’humeur des sujets hospitalisés.

Résultat, l’intensité lumineuse et les fluctuations lumineuses dont bénéficiaient les patients étaient faibles.

Ce manque de variations d’intensité lumineuse a parfaitement pu retentir sur leur cycle veille-sommeil et expliquer les troubles du sommeil dont souffraient les patients, lesquels se sont plaints de fatigue, de douleurs et de troubles de l’humeur. D’ailleurs, les sujets les moins exposés à la lumière durant la journée étaient ceux qui souffraient le plus de troubles du sommeil, de l’humeur et de fatigue…

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Une lumière de meilleure qualité à l’hôpital pour améliorer la santé des patients

En pratique, il serait intéressant de mener d’autres études afin de déterminer le type d’éclairage le plus propice à la santé des patients hospitalisés.

En effet, n’oublions pas que fatigue, douleur et dépression sont des facteurs connus pour influencer négativement les processus de guérison…

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 06 Novembre 2013 : 09h20
Mis à jour le Mercredi 06 Novembre 2013 : 09h27
Source : Bernhofer EI., et al., J. Adv. Nurs., 2013 Oct 27. doi: 10.1111/jan.12282, http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/24164506.
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