Cocaïne : le coeur s'arrête

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 23 Avril 2003 : 02h00
Mis à jour le Lundi 24 Mars 2014 : 11h45
-A +A
La plupart des consommateurs de cocaïne ne connaissent pas les effets cardiovasculaires associés à cette consommation. Pourtant, ils sont réels, avec notamment un risque d'arrêt cardiaque particulièrement élevé dans l'heure qui suit la prise.

Cocaïne et risques cardiaques

La cocaïne provoque une euphorie immédiate, un sentiment de toute-puissance intellectuelle et physique et une indifférence à la douleur et à la fatigue. Ces effets laissent ensuite place à un état dépressif et à une anxiété que certains apaisent par une prise d’héroïne ou de médicaments psychoactifs. » (Source : Inpes, Livre d’information Drogues et dépendance.)

La cocaïne peut se fumer, se prendre par voie nasale ou par injections intraveineuses.

  • Fumée, la cocaïne arrive dans la circulation générale par voie respiratoire en quelques secondes ou quelques minutes.
  • Par voie nasale, elle passe dans la circulation en 30 à 60 minutes.

Un risque cardiaque existe avec ces trois modes d'administration.

Les effets délétères cardiaques de la cocaïne sont peu connus

Cette drogue peut être à l'origine de manifestations cardiovasculaires aiguës et chroniques redoutables :

  • cardiopathie ischémique silencieuse ou non,
  • infarctus du myocarde,
  • athérosclérose accélérée,
  • cardiomyopathie dilatée ou hypertrophique,
  • myocardite.
Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Mercredi 23 Avril 2003 : 02h00
Mis à jour le Lundi 24 Mars 2014 : 11h45
Source : Kloner R.A. et coll., N. Engl. J. Med., 348 : 487-8, 2003.
A lire aussi
Tabagisme : sauvons les jeunes femmes ! Publié le 13/06/2000 - 00h00

La récente journée de mobilisation contre le tabac (31 mai) aura eu le mérite de donner la parole à tous ceux qui luttent contre ce fléau et de faire réfléchir sur les chiffres de l'épidémie.

Sexualité et maladie cardiovasculaire : ne pas s’abstenir ! Publié le 21/01/2016 - 10h38

Après un accident cardio-vasculaire, la peur de la récidive et de la mort subite, le "maternage" excessif du conjoint, le sentiment de fragilité et de dévalorisation de soi… paralyse : la sexualité n’existe plus. Or, non seulement la sexualité n’est pas risquée pour le cœur, mais elle...

Pourquoi est-on plus souvent malade en hiver ? Publié le 02/12/2015 - 16h23

Vous l’avez évidemment remarqué, nous sommes plus souvent malades en hiver. Comment expliquer ce phénomène ? Sommes-nous vraiment plus fragiles ? Les microbes sont-ils plus nombreux, plus virulents lorsqu’il fait froid ? Le point sur cette question qui nous a tous effleurés un jour.

Plus d'articles