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Cancer de la prostate : se faire dépister ou pas ?

Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 06 Avril 2012 : 11h05
Mis à jour le Lundi 16 Avril 2012 : 16h35
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La question est relancée depuis la publication d’un nouvel avis de la Haute autorité de santé (HAS) qui préconise de ne pas faire de dépistage systématique du cancer de la prostate, même chez les personnes à haut risque.

Le sujet n’est pas simple... Aussi, je vous propose un point pour vous faire une idée pratique du dépistage du cancer de la prostate.

Le cancer de la prostate, un cancer tardif et qui évolue lentement

Cancer de la prostate : première cause de cancer chez l’homme et la troisième cause de décès par cancer.

Le cancer de la prostate est un cancer qui touche de nombreux hommes, mais la plupart du temps sans qu’ils ne s’en rendent compte. En effet, le cancer de la prostate évolue lentement et arrive plutôt à un âge avancé. Autrement dit, la plupart des hommes concernés par le cancer de la prostate meurent d’autre chose, d’un infarctus par exemple, avant que le cancer de la prostate n’ait eu le temps de trop nuire. Ce constat soulève la question de l’intérêt de son dépistage.

Cette question est d’autant plus complexe que, malgré tout, 71.220 cancers de la prostate ont été diagnostiqués en 2011 et que ce cancer a été responsable de 8.685 décès.

Le problème est que si on vous diagnostique un cancer de la prostate, vous risquez de vous voir proposer une opération chirurgicale ou une radiothérapie susceptible de vous gâcher la vie, si elles ont pour séquelle de vous rendre victime de dysfonction érectile. Cette perte de qualité de vie est d’autant plus préjudiciable qu’elle ne vous garantit pas de vivre vraiment plus longtemps.

Dépistage du cancer de la prostate : quelles sont les dernières préconisations de la Haute autorité de santé (HAS) ?

Concernant le dépistage du cancer de la prostate, la Haute autorité de santé (HAS) fait les préconisations suivantes :

  • Ne pas faire systématiquement de dépistage du cancer de la prostate, même chez les personnes à haut risque (notamment celles dont un frère ou un père a eu ce cancer, celles qui sont originaires des Antilles et celles qui ont été exposées à des agents cancérogènes comme le chlordécone).

  • Si la personne veut malgré tout bénéficier d’un tel dépistage, bien l’informer des risques liés au traitement qui résulterait du diagnostic de ce cancer, en lui proposant notamment de lire le document rédigé à cet effet par la HAS : http://www.has-sante.fr
Publié par Dr Philippe Presles le Vendredi 06 Avril 2012 : 11h05
Mis à jour le Lundi 16 Avril 2012 : 16h35
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