7 choses à ne pas faire après un traumatisme crânien

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé et validé par Dr Jean-François Chermann, neurologue le Vendredi 23 Février 2018 : 15h30

Maux de tête, vertiges, perte de mémoire… Les symptômes d'un traumatisme crânien sont bien connus. Mais les erreurs qui retardent la guérison du cerveau sont nombreuses.

E-Santé vous explique ce qu'il ne faut pas faire, avec les commentaires du Dr Jean-François Chermann, neurologue spécialiste des commotions cérébrales.

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Un choc violent à la tête peut mettre le cerveau à rude épreuve. S'il se déplace trop brutalement dans la boîte crânienne, cet organe peut souffrir de blessures. Rarement visibles, elles n'en provoquent pas moins des symptômes douloureux.

"Dans la plupart des cas, la victime ne perd pas connaissance, mais est un peu sonnée sur le coup, peut souffrir de troubles de la mémoire, de vertiges ou voit double", liste le Dr Jean-François Chermann.

Cet ensemble de signes porte un nom : la commotion cérébrale, un traumatisme crânien léger mais pas anodine. Chaque année, on recense plus de 200 000 blessures de ce type. Pas toujours sévères, elles nécessitent quelques mesures de précautions pour laisser au cerveau le temps de guérir.

Oublier de se reposer

Le repos, physique et intellectuel, est essentiel à la bonne guérison du cerveau après une commotion cérébrale. "On rentre chez soi accompagné – sans conduire – et on se repose, tranche le Dr Chermann. L'idéal, c'est d'avoir un arrêt de travail ou de ne pas aller à l'école pendant 48 heures, parce qu'on a mal à la tête, on est fatigué, on a du mal à réfléchir."

Il arrive que les traumatismes crâniens s'accompagnent d'une somnolence. Ce symptôme doit alerter sur la possible présence d'un hématome – bien que cela reste rare.

Mais le plus souvent, une insomnie se développe après le choc. La traiter à l'aide de benzodiazépines (Valium®, Lexomil®, Xanax®, etc) est strictement interdit. D'autant qu'elle régresse généralement en quelques jours. Des nuits complètes sont donc conseillées, tout comme des siestes en journée.

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Trop faire travailler son cerveau

"Après la commotion, on observe un syndrome post-commotionnel, qui se caractérise par des maux de tête, une fatigue et des troubles intellectuels essentiellement, explique le spécialiste des traumatismes crâniens. Des troubles du sommeil, du caractère ou de l'humeur peuvent apparaître 24 à 48 heures après le choc."

C'est pourquoi, au cours de cette période, il est recommandé d'épargner des efforts trop intenses à son cerveau. Rattraper son travail en retard, faire ses devoirs, jouer aux jeux vidéo ne sont que quelques exemples des mauvaises habitudes à ne pas prendre. Les abandonner est d'autant plus facile que, le plus souvent, se concentrer pose problème.

La règle, face à une commotion, c'est d'y aller en douceur. "Les activités intellectuelles, quand elles sont faites doucement, se passeront bien, souligne Jean-François Chermann. Mais on ne parle pas forcément d'un repos au lit. On peut faire des choses, mais calmement."

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