Pourquoi prélever des cellules souches chez les ouvriers de la centrale Fukushima ?

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Les ouvriers de la centrale de Fukushima sont exposés à un risque d’irradiation. Par mesure de précaution, des cancérologues japonais plaident pour que les cellules souches des travailleurs soient conservées en vue d’un traitement.

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Des centaines d’ouvriers s’activent sur le site de la centrale nucléaire deFukushima depuis le séisme et le tsunami du 11 mars dernier. Leurs interventions ont pour objectifs d’évacuer les eaux irradiées ayant servi au système de refroidissement des trois réacteurs accidentés, à remettre celui-ci en marche et à canaliser les fuites de radioactivité. Mais la fermeture complète des réacteursnucléaires va prendre encore des années. Autrement dit, les travailleurs s’exposent à des risques d’irradiations particulièrement élevés, mettant leur santé en jeu.

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Prélever et stocker des cellules souches du sang en vue d’un traitement

Par mesure de précaution, 5 cancérologues japonais ont suggéré de prélever et de stocker des cellules souches du sang des ouvriers. Celles-ci pourraient servir, en cas de cancer notamment. En effet, l’exposition à de fortes doses d’irradiation augmente le risque d’aplasie médullaire, la moelle osseuse ne produisant plus suffisamment de cellules de la lignée sanguine, celles menant à la formation des globules rouges et des globules blancs.

En prélevant dès aujourd’hui un stock de cellules souches du sang (à partir d’une prise de sang), celles-ci pourraient servir ultérieurement dans l’éventualité d’un cancer. Les patients pourraient alors être traités avec leurs propres cellules. En pratique, tandis que la radiothérapie détruit les cellules cancéreuses, la transplantation de cellules souches favorise la production de nouvelles cellules sanguines saines. Il s’agirait ici d’une autogreffe des propres cellules du patient, évitant tout risque de rejet et permettant le recours aux médicaments immunosuppresseurs.

Publié le 18 Avril 2011 | Mis à jour le 26 Avril 2011
Auteurs : Rédaction E-sante.fr
Source : Le Figaro, 15 avril 2011.
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