Journée nationale de la prostate

L’Association française d’urologie a organisé le 15 septembre une journée nationale de la prostate afin de mieux informer le grand public sur les maladies de la prostate, encore trop souvent taboues, et de rappeler l’importance de les dépister suffisamment tôt pour pouvoir les soigner. Retour sur les principales maladies de la prostate.

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Le cancer de la prostate

La prostate est une glande de l’appareil reproducteur masculin. Elle sécrète un liquide qui entre dans la composition du sperme, et joue un rôle clé lors de l’éjaculation. Une maladie de la prostate peut donc avoir un retentissement sur les fonctions sexuelles.

La maladie la plus grave de la prostate est le cancer. Environ 70 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année, et le cancer de la prostate provoque près de 10 000 décès par an (deuxième cause de décès par cancer chez les hommes). C’est le cancer le plus fréquent chez l’homme.

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A l’heure actuelle, le dépistage du cancer de la prostate n’est pas systématique : il est effectué à titre individuel en fonction des facteurs de risque présentés par le patient. Il repose sur un toucher rectal et un dosage d’une protéine appelée PSA et sécrétée par la prostate.

Différents traitements peuvent être envisagés pour le cancer de la prostate selon le type de tumeur et son étendue : chirurgie, radiothérapie, hormonothérapie…

L’adénome de la prostate

L’adénome de la prostate, ou hypertrophie bénigne de la prostate (HBP), se manifeste par une augmentation du volume de la prostate. Elle touche un homme sur deux entre 60 et 69 ans.

D’évolution lente, l’HBP provoque des troubles urinaires :

- augmentation de la fréquence des passages aux toilettes dans la journée et nécessité d’aller aux toilettes la nuit (polliakurie) ;

- difficultés à uriner, avec une diminution de la force du jet urinaire.

Le diagnostic d’HBP repose essentiellement sur un toucher rectal.

Divers traitements médicamenteux ou chirurgicaux sont possibles pour améliorer les symptômes et éviter les complications. En effet, lorsqu’elle n’est pas soignée, l’HBP peut être à l’origine d’infections, de rétention des urines, de calculs dans la vessie…

Publié le 30 Septembre 2010 | Mis à jour le 30 Septembre 2010
Auteurs : Hopital.fr
Source : Hopital.fr