Goutte
Longtemps surnommée "maladie des rois", la goutte se rencontrait autrefois surtout chez les gens qui, vivants dans l'abondance, abusaient de l'alcool et de la bonne chère.Maladie arthritique caractérisée par une poussée inflammatoire très douloureuse, la goutte siège au gros orteil, à la cheville, sur le cou-de-pied, le genou, le coude, au tendon d'Achille ou encore à l'oreille.Elle est due à une augmentation de l'acide urique dans l'organisme, qui entraîne trois scénarios possibles : soit l'organisme a de la difficulté à éliminer l'acide urique, soit il en fabrique trop ou les deux à la fois.

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Sommaire

Goutte: Examens

Le médecin vérifie s'il y a des antécédents familiaux. Il procède ensuite à un examen physique complet comprenant des analyses de sang et des radios.

À l'aide d'un test d'urine, il évalue le processus d'excrétion afin de mieux ajuster le traitement.

La goutte peut parfois être confondue avec la pseudo-goutte, caractérisée par la formation de dépôts de pyrophosphate de calcium dans les articulations. Le médecin doit donc, s'il a un doute, confirmer la présence de cristaux d'urates dans le liquide synovial (liquide articulaire). Pour ce faire, un prélèvement du liquide synovial sera effectué, puis analysé en laboratoire.

Goutte: Traitement

Crise de goutte aiguë ou subaiguë

Le médecin choisit un traitement de moyenne ou de longue durée, selon le cas.

Il est composé d'un régime alimentaire et de médicaments : la colchicine ainsi que les anti-inflammatoires non stéroïdiens sont utilisés pour maîtriser l'inflammation et la douleur. En revanche attention, l’aspirine est contre-indiquée ici en cas de goutte.

Généralement, lorsque le traitement est suivi scrupuleusement, la goutte se stabilise facilement.

Goutte chronique

Elle est également traitée par la colchicine et des anti-inflammatoires non stéroïdiens auxquels on associe un inhibiteur de synthèse d'acide urique ou un uricosurique (pour diminuer la production d’acide urique ou augmenter l’excrétion d’acide urique) afin de prévenir les récidives de goutte et les complications (troubles rénaux et articulaires).

S'il y a beaucoup de liquide synovial, plus visible au genou, le médecin doit l'aspirer. Lors de la ponction, il peut également injecter de la cortisone.

S'il y a des tophi, le traitement peut les faire disparaître ; s'ils persistent, il faut procéder à l'ablation chirurgicale de ceux qui gênent.

Dans tous les cas, un régime alimentaire s’impose

Idéalement, il est à mettre en place en collaboration avec un nutritionniste :

  • Arrêter ou diminuer l’alcool.
  • Éviter les aliments riches en purines : foie, rognons, sardines, anchois, gibier…
  • Limiter les aliments riches en matières grasses.
  • Boire beaucoup et essentiellement de l’eau.

Guide: 

Source : Guide familial des maladies publié sous la direction du Dr André H. Dandavino - Copyright Rogers Média, 2001. Société française de rhumatologie, www.rhumatologie.asso.fr.