Et vous, ne seriez-vous pas un peu (beaucoup) dépendant aux réseaux sociaux ?

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 25 Avril 2016 : 17h36
Mis à jour le Mardi 26 Avril 2016 : 10h02

De façon humoristique, la chaîne YouTube Maître Chat dénonce l’addiction aux réseaux sociaux en comparant le comportement des accros à Facebook, Twitter et autre Instagram avec la dépendance au tabac…

© anna bizon,gpoint studio

Une consultation de plus en plus frénétique et inconscience

Posez-vous objectivement la question : combien de fois par jour consultez-vous les réseaux sociaux ? Ensuite, quelle est la première chose que vous faites le matin au réveil ? Si c’est la consultation de votre compte, votre comportement se rapproche de celui d’un fumeur qui grille sa toute première cigarette dès son lever.

La vidéo s’appuie sur récente étude américaine (référence non indiquée) montrant que le premier geste réalisé le matin au réveil par 48% des 18-34 est de se connecter sur Facebook. Ensuite, la fréquence de consultations s’élève à 14 fois par jour. Quant au temps total passé sur les réseaux sociaux, il est en moyenne d’1 h 45.

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On peut vraiment devenir dépendant aux réseaux sociaux

En quoi les activités sur les réseaux sociaux se rapprochent d’une addiction ? « Les tweets, les likes, les messages provoquent dans notre cerveau une réaction positive, car ils flattent notre réputation ». Ils activent notre système de la récompense, le même que celui emprunté par la dépendance au tabac. Les automatismes et les répétitions ont été favorisés par l’apparition des smartphones, permettant des consultations ultrarapides, à volonté, n’importe où et n’importe quand. Résultat, « un utilisateur consulte son smartphone en moyenne toutes les 10 minutes pour une durée généralement inférieure à 30 secondes ».

Comme pour les autres addictions, le sevrage apporte des bienfaits : diminution du stress et de l’anxiété, des inconvénients souvent niés plus ou moins consciemment par les accros aux réseaux sociaux. En effet, les consultations apportent un soulagement, mais celui-ci est rendu nécessaire par la dépendance elle-même, comme un « cercle vicieux ». La vidéo parle également de bénéfices en termes de diminution du risque de dépression et d’amélioration du sommeil et de la concentration.

Regardez la vidéo : Réseaux sociaux, tous accros ?

Une démonstration à méditer, qui peut mener un certain nombre d’entre nous à revoir nos priorités et nos comportements. Le plus important est de ne pas rompre avec la « vraie vie », en privilégiant à tout moment les relations avec nos proches.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 25 Avril 2016 : 17h36
Mis à jour le Mardi 26 Avril 2016 : 10h02
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