Le risque suicidaire mieux évalué ?

Publié par Nathalie Szapiro, journaliste santé le Mardi 26 Février 2013 : 09h35
Mis à jour le Mardi 26 Février 2013 : 10h06

Le problème avec les tentatives de suicide, c’est qu’elles sont souvent très impulsives et donc difficiles à prévenir.

L’annonce par des chercheurs australiens de la découverte d’un marqueur sanguin du risque suicidaire pourrait donc représenter une réelle avancée.

© getty

L’acide quinoléique, nouveau marqueur du risque suicidaire

Tout est parti de la découverte d’une corrélation entre tendance suicidaire et inflammation du cerveau, à l’origine de la production excessive d’acide quinoléique.

Or cette molécule n’est pas complètement inconnue des scientifiques : en effet, elle est répertoriée comme étant une molécule neurotoxique impliquée dans des processus dégénératifs du cerveau telle que la maladie d'Alzheimer.

En s’intéressant à cet acide quinoléique, les chercheurs australiens ont remarqué que les personnes dépressives et suicidaires avaient des taux significativement plus élevés que la moyenne. De là à imaginer pouvoir en tirer un test sanguin, il n’y a donc qu’un pas : les chercheurs se donnent ainsi 12 mois pour développer un test permettant de connaître le niveau de concentration dans le sang de cet acide quinoléique et ce, sous 48 heures.

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Un test dont la place sera à étudier

En théorie, plus le taux d’acide quinoléique serait élevé et plus le risque de mettre fin à ses jours serait important.

En pratique, il faut sans doute nuancer car le passage à l’acte dépend de nombreux autres facteurs, comme les aléas de la vie quotidienne, une mauvaise nouvelle, une contrariété, un événement stressant ou autre… Mais le test aurait au moins le mérite de savoir qui est à haut risque. C’est déjà beaucoup, sachant que selon une enquête réalisée par le Baromètre santé 2010, 5,5% des 15-85 ans ont déjà fait une tentative de suicide en France. Or ce taux est parmi les plus élevés d'Europe !

Le test sanguin visant à doser l’acide quinoléique pourrait également permettre de repérer d’autres troubles mentaux associés. À suivre …

Publié par Nathalie Szapiro, journaliste santé le Mardi 26 Février 2013 : 09h35
Mis à jour le Mardi 26 Février 2013 : 10h06
Source : Revue Neuropsychopharmacology
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