Deux virus géants ont été découverts au Brésil

Publié par Audrey Vaugrente, journaliste santé le Jeudi 01 Mars 2018 : 17h37
Mis à jour par Rédaction E-sante.fr le Vendredi 02 Mars 2018 : 14h00

Des chercheurs français et brésiliens ont découvert un nouveau genre de virus géants. Baptisés Tupanvirus, ils présentent des particularités inédites.

© Capture Twitter

Ils sont les plus grands de leur genre. A tel point qu'ils sont visibles au microscope optique. Eux, ce sont les Tupanvirus, qui viennent d'être découverts par une équipe franco-brésilienne. Et ils mesurent jusqu'à 2.3 micromètre. Un record, d'après l'étude publiée dans Nature Communications.

Ces virus géants sont restés longtemps à l'abri du regard de l'homme, tapis dans les tréfonds d'un lac de soude au Brésil ou dans les sédiments de l'océan Atlantique, à plus de 3 000 mètres de profondeur.

Que les inquiets se rassurent : les Tupanvirus ne représentent pas un danger pour l'homme, malgré leur immensité. Leur cible favorite, ce sont les amibes. Une nouvelle plutôt rassurante, car ces micro-organismes aquatiques ont une fâcheuse tendance à provoquer des maladies meurtrières.

Une nouvelle branche du vivant ?

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Outre le fait d'être inoffensifs pour l'homme, ces super-virus ont une autre particularité, qui mystifie la communauté des biologistes. A part eux, seule une famille de virus géants est connue dans le monde : les Mimivirus, découverts en 2003.

Mais les Tupanvirus ont quelque chose de plus. Ils contiennent plus d'un million de paires d'ADN – et celui-ci est capable de produire un nombre inédit de protéines. Or, jusqu'ici, on pensait les virus incapables de faire cela par eux-mêmes. C'est même ce qui les distingue des organismes vivants, depuis 1950.

"Avec la découverte des super-virus, nous avons constaté que ces gènes peuvent être présents dans le génome viral, explique le chercheur Jônatas Abrahão au journal brésilien Estadão. Cette caractéristique change la distinction que nous avions établie entre les virus et les organismes composés de cellules."

Fait intéressant : parmi les gènes identifiés sur ces virus géants, 30 % n'ont pas d'équivalent, y compris parmi les autres virus. Ce qui pourrait inciter à la création d'une nouvelle branche du vivant.

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