Contre les nausées de la grossesse : oui au Primpéran® !

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Juillet 2009 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 13 Septembre 2013 : 11h05
-A +A

Qui ne connaît pas le Primpéran®, ce médicament prescrit contre les vomissements ? Il se révélerait aussi très utile aux femmes enceintes, lorsqu'elles ont à subir les classiques nausées du début de grossesse.

Seulement voilà, comme pour la quasi-totalité des médicaments, on ne disposait pas de preuves absolues de son innocuité pendant la grossesse. Bonne nouvelle, c'est désormais chose faite !

Que faire contre les nausées du début de grossesse ?

La règle est très simple, pendant la grossesse on ne prend pas de médicament sans l'avis de son médecin. Et pour cause, certains peuvent se révéler très dangereux pour le fœtus, tandis que pour d'autres, le doute n'a pas été levé quant à leur innocuité durant la grossesse.

Ainsi, dans le doute et par mesure de précaution, la plupart des médicaments sont contre-indiqués aux femmes enceintes ou ne peuvent être accordés qu'après l'avis du médecin.

Grossesse : le cas du Primpéran®

Le cas des femmes enceintes en tout début de grossesse est typique dans ce domaine. En effet, le Primpéran® (métoclopramide) fait partie de ces médicaments dont l'innocuité n'a pas totalement été démontrée.

Or certaines femmes sont tellement gênées par leurs nausées du début de grossesse que le médecin peut être amené à leur accorder ce médicament, en fonction de leur état de santé évidement. A noter que jusqu'à présent, aucun accident n'a été enregistré avec ce médicament chez les femmes enceintes.

Pas d'effet indésirable rapporté au cours de la grossesse

Pour autant, il manquait une preuve qu'a apportée une étude israélienne en 2009. Les chercheurs ont croisé deux fichiers, l'un totalisant quelque 82.000 enfants nés à l'hôpital, l'autre totalisant les prescriptions dispensées à des femmes âgées de 15 à 49 ans. Ils ont ainsi pu constater que 3.400 enfants (4,2 %) ont été exposés au Primpéran®, c'est-à-dire que leur mère a pris du Primpéran® au cours du premier trimestre.

Aucun évènement défavorable n'a été noté chez ces enfants, par rapport à ceux qui n'ont pas été exposés à ce médicament durant la grossesse.

Le risque de malformation congénitale, de faible poids de naissance, d'accouchement prématuré et de décès périnatal étaient similaires dans les deux groupes.

Le risque d'avortement thérapeutique a également été évalué : il n'est pas accru en cas de prise de Primpéran®.

En conclusion, le Primpéran® peut être permis en début de grossesse, parlez-en à votre médecin.

Publié par Isabelle Eustache, journaliste santé le Lundi 06 Juillet 2009 : 02h00
Mis à jour le Vendredi 13 Septembre 2013 : 11h05
Source : Matok I., N. Engl. J. Med., 360 : 2528-35, 2009.
A lire aussi
Grossesse : jamais d'aspirine ni d'autres AINS Publié le 23/10/2006 - 00h00

AINS est l'abréviation utilisée pour désigner les anti-inflammatoires non stéroïdiens, dont fait partie l'aspirine. Ces médicaments sont rigoureusement contre-indiqués à partir du 6e mois de grossesse. Malgré les mises en garde, des accidents graves sont encore enregistrés.

Plus d'articles