Connaissez-vous les effets de l'exercice physique sur votre psychisme ?

Publié par Dr Catherine Solano le Vendredi 20 Juin 2008 : 02h00
Mis à jour le Lundi 23 Juin 2008 : 02h00
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L'activité physique est bonne pour les artères, pour le poids, dans le cadre de certaines maladies, mais elle est aussi excellente pour le psychisme. Savez-vous à quel point ? Pour chaque question, trouvez l'affirmation exacte… Et surtout lisez les bonnes réponses pour connaître la vérité sur l'activité physique.

1) L'anxiété et l'activité physique :A) L'activité physique réduit l'anxiété de la population générale adulte.B) L'activité physique réduit l'anxiété des personnes qui ne sont déjà pas trop anxieuses au départ. C) L'exercice physique diminue l'anxiété chez les personnes qui ont un rythme de vie exagérément actif en les détendant physiquement.2) L'activité physique et la dépression :A) Se dépenser, c'est bon pour le moral, mais dans le cadre d'une vraie dépression, il ne faut pas imaginer que cela soit vraiment utile.B) La dépense physique est un traitement complémentaire quand on a une dépression, un petit plus. C) L'activité physique est si efficace dans la dépression qu'elle devrait faire partie intégrante du traitement médical.3) Pour que l'activité physique agisse sur l'anxiété et la dépression, combien de temps faut-il compter ?A) C'est instantané.B) Il suffit d'une ou deux semaines d'activité physique pour ressentir un mieux.C) On commence à ressentir l'effet de l'activité physique sur l'anxiété et la dépression au bout de 8 semaines.4) Estime de soi et dépense physique:A) L'activité physique est excellente pour améliorer l'estime de soi à tout âge, et encore plus si au départ on a une image de soi plutôt mauvaise.B) Ne joue sur l'estime de soi que chez les adultes, pas chez les plus jeunes ni les plus âgés.C) Entretient simplement l'estime que l'on a de soi. Si l'on ne fait plus aucune activité physique, l'estime de soi diminue.5) Chez les adolescents, pratiquer une activité physique est-il recommandé pour être un bon élève ?A) Non, car faire du sport prend du temps, et l'on en a moins à consacrer à ses études.B) Cela n'a pas beaucoup de lien, car si la dépense physique a une incidence sur le bien-être et la santé, il n'en a pas spécialement sur la scolarité.C) Oui, le sport est excellent pour les études : il permet une meilleure maîtrise de l'attention, développe les habiletés cognitives, permet de mieux s'adapter à de nouvelles situations ; et l'activité physique diminue aussi le désinvestissement scolaire.6) Le sport et le stress au jour le jourA) Le sport est un bon anti-stress et agit progressivement à condition d'en faire régulièrement.B) Les jours où vous faites de l'exercice physique, vous vous sentez moins stressé face aux mêmes événements.C) Le sport est bon pour la déprime, les humeurs négatives, mais n'agit pas contre le stress.7) La maladie bipolaire (ou psychose maniaco dépressive) : A) Ne peut être améliorée par l'exercice physique.B) L'exercice physique a démontré son efficacité pour diminuer à la fois l'anxiété, la dépression et le stress.C) L'exercice physique peut permettre de stopper les traitements tellement il améliore la maladie.8) Pendant la grossesse : A) L'inactivité physique est associée à plus de troubles de l'humeur.B) Se reposer, donc limiter l'activité physique, est meilleur pour la santé psychique.C) L'activité physique exagérée est toxique pour la santé mentale.9) L'effet sur la douleur des règles :A) Plus elle pratique d'exercice physique intense, et moins une femme éprouve de douleurs pendant ses règles.B) L'exercice physique pendant les règles douloureuses est difficile et inefficace.C) Quand une femme pratique un exercice physique régulier, mais pas extrêmement intense, elle ressent moins de douleurs pendant ses règles.10) Souffrir ou se faire plaisir, qu'est-ce qui est le plus efficace ?A)Il faut souffrir pendant l'activité physique pour être psychiquement bien après. B) Plus on éprouve de plaisir pendant la pratique d'un sport, meilleurs sont les bénéfices sur le bien-être psychique. C ) Que l'on souffre ou non en pratiquant une activité physique, l'intérêt pour la santé psychologique est exactement le même.

SourcesQuestions 1, 2, 3, 4 et 5 : Expertise collective publiée par l'INSERM et parue sous le titre "Activité physique - Contextes et effets sur la santé" mars 2008.Question 6 : Steptoe A, Kimbell J, Basford P. Exercise and the experience and appraisal of daily stressors: a naturalistic study. J Behav Med. 1998 Aug;21(4):363-74.Question 7 : Ng F, Dodd D, Berk M. The effects of physical activity in the acute treatment of bipolar disorder: a pilot study. J Affect Disord 2007 Aug;101(1-3):259-62. Epub 2006 Dec 19.Question 8 : Poudevige MS, O »Connor PJ, A review of physical activity patterns in pregnant women and their relationship to psychological health. Sport Med 2006 ; 31(1) : 19-38.Question 9 : Scully, D., Kremer, J., Meade, M., Graham, R. et Dudgeon, K. (1998). Physical exercise and psychological well-being: a critical review. Journal of Sports Medicine, 32(2): 111-120.Question 10 : Wankel, L. (1993). The importance of enjoyment to adherence and psychological benefits from physical activity. International Journal of Sport Psychology, 24(2): 151-169.

Publié par Dr Catherine Solano le Vendredi 20 Juin 2008 : 02h00
Mis à jour le Lundi 23 Juin 2008 : 02h00
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