Lupus
Maladie rare et complexe, dont les causes sont mal connues, le lupus mérite toutefois qu'on s'y intéresse car son diagnostic peut être simple... pourvu qu'on y pense.Toutefois, les traitements proposés contre le lupus ne font que soulager, sans guérir la maladie...
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Lupus : Examens

Le diagnostic de lupus repose d'abord sur l'analyse des symptômes et sur les examens biologiques (prise de sang).

Il est parfois difficile sur la description de tel ou tel symptôme de faire le diagnostic de lupus, compte-tenu de la grande diversité des manifestations. Toutefois, après un interrogatoire minutieux et un examen clinique, le médecin peut déjà faire un diagnostic devant une association de signes qui pris séparément n'auraient rien de spécifiques.

Cependant, la confirmation du diagnostic vient des dosages sanguins. On recherche dans le sang la présence d'une inflammation (par la vitesse de sédimentation), mais surtout d'anticorps particuliers appelés anticorps "anti-nucléaires" et "anti-DNA natifs" (car dirigés contre les noyaux des cellules).

Un cas particulier est celui des lésions cutanées, qui peuvent faire l'objet d'une biopsie (prélèvement d'un petit fragment pour analyse). Ce prélèvement se fait en général sous anesthésie locale et ne nécessite pas d'hospitalisation.

Lupus : Traitement

Le principe du traitement du lupus est de limiter les phénomènes inflammatoires et immunitaires.

Anti-inflammatoires

Contre l'inflammation, on utilise des anti-inflammatoires classiques en connaissant leur toxicité pour l'estomac.

Corticoïdes

La cortisone, dont les effets secondaires sont une décalcification osseuse, une toxicité digestive et une augmentation du risque infectieux, est également utilisée. Contre les éruptions cutanées ont peut appliquer des crèmes à base de corticoïdes.

Anti-paludéens

Assez curieusement, des médicaments contre le paludisme, dits "anti-paludéens de synthèse", font également partie du traitement lorsque les anti-inflammatoires ne suffisent pas.

Immunosuppresseurs

Pour diminuer l'immunité, on utilise des immunosuppresseurs, le plus souvent le cyclophosphamide, le mycophénolate et l'azathioprine, sachant que la cortisone leur est souvent associée, en raison de sa rapidité d'action (les autres traitements ont un effet retardé). Ces médicaments dits "immuno-suppresseurs" ont parfois des effets secondaires graves comme l'hématurie (sang dans les urines) ou l'augmentation du risque infectieux (sensibilité accrue aux infections par diminution de l'immunité). Ils sont employés lorsque le lupus affecte le fonctionnement des reins ou du système nerveux.

Guide: 

Source : http://www.orpha.net. Fondation Arthritis, http://www.fondation-arthritis.org. Lupus France, http://www.lupusfrance.com.