Hépatite B
L'hépatite B est fréquente : elle touche 2 milliards de personnes dans le monde et plus de 350 millions d'entre elles souffriraient d'une hépatite chronique.
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Sommaire

Hépatite B : Examens

  • L'examen clinique étant le plus souvent négatif, le diagnostic de l'infection par le virus de l'hépatite B repose sur les examens sanguins.
  • L'augmentation des transaminases ("ASAT" et "ALAT") et des phosphatases alcalines (enzymes hépatiques) sont des signes de destruction des cellules du foie.
  • L'augmentation du nombre des lymphocytes (cellules sanguines de la lignée blanche) oriente vers une origine virale.
  • Le sérodiagnostic permet d'identifier le virus responsable . On recherche la présence de l'antigène HBS ; sa disparition permettra d'ailleurs d'affirmer la guérison.
  • Les anticorps, correspondant aux défenses de l'organisme, peuvent également être recherchés pour déterminer si l'infection est récente (anticorps anti HbC de type IgM) ou ancienne (anticorps anti HbC de type IgG).
  • Si les signes biologiques d'hépatite persistent au-delà de six mois (élévation des transaminases, persistance de l'antigène HBS), on parle alors d'hépatite chronique et il faut procéder à une ponction-biopsie du foie pour en préciser l'agressivité et adapter le traitement.

Hépatite B : Traitement

Dans les hépatites chroniques peu actives : on surveille à l'aide de prises de sang (transaminases, recherche périodique du virus), en évitant alcool et médicaments risquant d'être toxiques pour le foie ou transformés par lui.

Dans l'hépatite B agressive, un traitement spécifique s’impose. Il existe deux options thérapeutiques, utilisés selon le profil de la maladie et son stade :

  • L’interféron.
  • Les antiviraux (entécavir, ténofovir…).

On ne guérit généralement pas, mais on réussit à contrôler, à arrêter l’évolution de l’hépatite B dans 80% des cas, avec des traitements très bien tolérés.

En revanche, chez les personnes ayant développé une hépatite chronique et dont les fonctions hépatiques sont détériorées avec un foie présentant une fibrose, on est parfois obligé de recourir à la greffe de foie. D'où l'importance de faire un test de dépistage en cas d'exposition aux facteurs de risque, afin d'initier un traitement avant d'atteindre ce stade...

Dans les formes fulminantes, le traitement se fait en service de réanimation, en raison de l'insuffisance hépatique aiguë, avec parfois greffe de foie.

Mais le meilleur moyen de lutter contre l'hépatite B reste la prévention :

  • prévention des infections nosocomiales,
  • dépistage systématique dans certaines populations (femmes enceintes, donneurs de sang, personnels de santé),
  • sensibilisation des groupes à risque (homosexuels, toxicomanes, sujets à partenaires sexuels multiples, voyageurs...),
  • et bien sûr, la vaccination !

La vaccination contre l’hépatite B est très efficace. Le vaccin est dirigé uniquement contre le virus de l’hépatite B et ne protège pas contre les autres hépatites. Il est obligatoire chez les professionnels de santé et recommandé chez les sujets à risque ainsi que chez les nouveau-nés de mères porteuses de l'HBS.

Le schéma de vaccinal est le suivant :

  • une injection initiale,
  • une 2ème injection 1 mois plus tard,
  • une 3e injection 6 à 12 mois plus tard.

Ce schéma permet de vacciner les nourrissons à partir de 6 à 8 semaines avec les autres vaccins habituels (injections et un rappel un an plus tard).

En l’absence de vaccination généralisée des nourrissons, notons que ce schéma est aussi indiqué chez les adolescents, pour prévenir les risques de contamination par le virus de l’hépatite B au cours de relations sexuelles ou lors de comportements à risque.

Certains effets secondaires liés à cette vaccination ont été fortement médiatisés : il s'agit de cas de sclérose en plaques et autres affections démyélinisantes signalées dans les suites d'une vaccination contre l'hépatite B. Les autorités de santé publique (Afssaps, Agence du Médicament, Ministère de la Santé) ont entrepris des enquêtes de pharmacovigilance et des études épidémiologiques. Parmi les études françaises ou internationales effectuées à ce jour, aucune n'a montré un résultat statistiquement significatif en faveur d'une responsabilité de la vaccination contre l'hépatite B dans la survenue d'affections démyélinisantes.

Depuis cette suspicion, le nombre de sujets vaccinés a fortement diminué, tandis que les cas d’hépatite B ont fortement progressé ! Les autorités incitent régulièrement à la reprise de la vaccination.

On retiendra que les bénéfices de la vaccination contre l’hépatite B ne sont pas remis en cause et qu’elle reste actuellement le meilleur moyen de lutte contre l'hépatite B.

Guide: 

Source : Claude Eugène. Les hépatites virales. Masson, 2001. Hépatite B chronique. New England Journal of Medicine, 2002 ; 346, 22 : 1683-1692. Communiqué de presse de l'Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS). Vaccination contre l'hépatite B. 14 novembre 2002. Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) du 10 juillet 2012. Hépatites Info Service.org, http://www.hepatites-info-service.org, consulté en septembre 2012.